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Hong Kong, des excuses officielles après l’incendie qui a fait 168 morts

Le chef de l’exécutif hongkongais a présenté ses excuses jeudi, au moment où un rapport d’enquête reconnaît une part de responsabilité des autorités dans…

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Hong Kong, des excuses officielles après l'incendie qui a fait 168 morts

Le chef de l’exécutif hongkongais a présenté ses excuses jeudi, au moment où un rapport d’enquête reconnaît une part de responsabilité des autorités dans l’incendie du complexe de Tai Po. Une prise de parole très attendue par une population qui réclamait des comptes depuis des mois.

John Lee s’est incliné devant les journalistes. Le chef du gouvernement de Hong Kong a dit sa tristesse « profonde » et adressé des excuses « aux habitants touchés et à la population », lors d’une conférence de presse consacrée à la publication du rapport d’enquête. Ce geste intervient après des mois de pression. Depuis le sinistre, des voix s’élevaient pour exiger que le territoire rende des comptes, certaines allant jusqu’à demander la démission de John Lee.

Le document remis jeudi ne blanchit pas l’appareil administratif. Quatre organismes gouvernementaux « doivent porter en partie la responsabilité du nombre élevé de morts », conclut-il, en désignant en premier lieu le Bureau du logement. Plus de trente auditions ont été menées depuis mars pour établir les causes du drame. Elles ont révélé que presque toutes les mesures de sécurité censées sauver des vies ont échoué ce jour-là, « en raison d’erreurs humaines », selon l’avocat général Victor Dawes, qui a également qualifié la catastrophe d’« évitable ».

Sur l’origine du départ de feu, le rapport avance une source incandescente, probablement une cigarette, qui aurait embrasé des éléments en papier avant que les flammes ne gagnent le reste du bâtiment. Le 26 novembre 2025, sept des huit immeubles de cette résidence du nord de Hong Kong s’étaient embrasés, un bilan qui en fait l’incendie le plus meurtrier au monde dans un ensemble d’habitation depuis 1980. Le complexe de Wang Fuk Court abritait plus de 4 600 personnes, dont plus de 1 700 âgées de 65 ans et plus. Sur les 168 victimes, 114 appartenaient à cette tranche d’âge, un déséquilibre qui pèse sur la lecture du rapport et sur la responsabilité des organismes chargés du suivi des normes de sécurité.

La suite se joue désormais sur le terrain judiciaire. En juin, les autorités ont engagé des poursuites contre sept individus et deux entreprises liés au sinistre, et au moins 35 personnes ont été arrêtées. Pour les habitants et les familles des victimes, ces excuses et ce rapport constituent une première étape. Reste à voir quelles suites concrètes seront tirées des conclusions, notamment à l’égard du Bureau du logement, dont la responsabilité est la plus lourdement pointée.

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