Politique
Un gendarme touché par un cocktail molotov à Paris, des responsables politiques réclament des comptes
À la fin du cortège parisien, un gendarme a été atteint par un cocktail molotov et n’a été que légèrement blessé. Des figures de la droite et de l’extrême…

À la fin du cortège parisien, un gendarme a été atteint par un cocktail molotov et n’a été que légèrement blessé. Des figures de la droite et de l’extrême droite demandent que les auteurs soient retrouvés et sanctionnés, alors que le ministre de l’Intérieur parle d’une tentative de meurtre.
Les images ont circulé largement. On y voit un membre des forces de l’ordre pris pour cible à la fin d’une manifestation parisienne. Un engin artisanal explose près de ses jambes et son équipement de protection s’embrase au niveau des membres inférieurs. La scène se produit lors d’affrontements entre policiers et émeutiers, à l’arrivée du cortège porte de Charenton, dans le 12e arrondissement. Un noyau dur de plusieurs centaines de personnes s’en est pris aux forces de l’ordre avec des jets de projectiles, dont un cocktail molotov.
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a donné sa version des faits. Il évoque un gendarme mobile qui commençait à s’enflammer et qui a heureusement été pris en charge sur un barrage à Paris. La blessure est légère et l’agent n’a pas interrompu son service. Pour le ministre, l’acte relève d’une tentative de meurtre. Il assure que tout sera mis en place pour retrouver les auteurs.
Sur le terrain politique, les réactions ont été vives. Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national, a jugé le geste insupportable. Elle demande que les auteurs de l’attaque soient retrouvés et condamnés avec la plus grande sévérité, et salue les forces de l’ordre mobilisées pour protéger les compatriotes face à ce qu’elle décrit comme des hordes d’extrême gauche. Bruno Retailleau, candidat des Républicains et ancien ministre de l’Intérieur, estime que celui qui a fait cela doit en répondre et parle aussi d’une tentative de meurtre.
Éric Ciotti, maire de Nice et allié de l’extrême droite, pousse la charge plus loin. Il demande combien de temps le gouvernement va refuser de traiter ces organisations d’extrême gauche comme des forces terroristes. La séquence illustre une pression politique forte autour de la gestion des manifestations et des violences visant les forces de l’ordre. Elle pose aussi la question des qualifications pénales retenues et des moyens engagés pour identifier les auteurs.
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