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Sophie Adenot garde la Lune dans ses rêves sans en faire un objectif

Trois semaines après son retour sur Terre, l’astronaute française Sophie Adenot poursuit sa réadaptation et confie que marcher sur la Lune la fait rêver.…

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Sophie Adenot garde la Lune dans ses rêves sans en faire un objectif

Trois semaines après son retour sur Terre, l’astronaute française Sophie Adenot poursuit sa réadaptation et confie que marcher sur la Lune la fait rêver. Elle refuse pourtant d’en faire un objectif de carrière, préférant rester fidèle à elle-même.

Huit mois dans l’espace, puis un retour à la vie terrestre. Sophie Adenot, revenue depuis trois semaines, continue de se réadapter. Lors d’une conférence de presse au siège parisien de l’Agence spatiale européenne, elle a livré ses envies pour la suite. Pas question de s’arrêter là. « J’ai envie de continuer dans ce métier et d’essayer de contribuer à aller un peu plus loin dans l’exploration spatiale », a-t-elle expliqué. La suite, elle la voit donc dans l’espace.

La Lune, justement, elle en parle avec des étoiles dans la voix. « La Lune, qu’est-ce qu’elle est belle ! », s’est-elle exclamée en évoquant les souvenirs qui lui restent. Mais quand on lui demande si l’astre est dans son viseur, elle calme le jeu. « Dans le viseur, ce n’est pas l’expression que j’emploierais parce que moi j’aime bien que ça reste à l’état de rêve », a-t-elle répondu. Marcher sur la Lune la fait rêver, oui. En faire un objectif, non. « J’en ferai pas un objectif quitte à faire n’importe quoi », prévient-elle. Autrement dit, pas question de tout sacrifier pour y arriver.

Le contexte s’y prête pourtant. Les Etats-Unis, avec leur programme Artémis, veulent installer une base sur le sol lunaire et préparer de futures missions vers Mars. Le retour des Américains sur la Lune est prévu pour la quatrième mission du programme, en 2028. L’Italien Luca Parmitano a été choisi l’été dernier pour devenir le premier Européen à participer à une mission lunaire américaine. Aux côtés de trois Américains, au sein d’Artémis III, il testera deux alunisseurs près de la Terre, en 2027.

Sophie Adenot, elle, avance sans se prendre la tête. « Moi je vais rester droite dans mes bottes, authentique », assure-t-elle. Si un jour une mission l’emmène marcher sur la Lune, elle sera « ravie » et « très honorée » qu’on lui confie cette responsabilité. Elle garde les pieds sur Terre pour autant. « J’ai bien conscience que c’est complètement hors de mon contrôle, ce n’est pas moi qui déciderai », reconnaît-elle. Et si la chance lui sourit, elle promet de l’honorer « avec le plus grand des sourires, la plus grande joie » et de la partager « avec beaucoup d’émotion parce que, oui, j’en rêve ».

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