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Gaël Monfils a fait ses adieux à Paris, entre tifo géant et mots très personnels

Au lendemain de l’hommage rendu à Alexander Zverev, l’ancien numéro 6 mondial a eu droit à sa propre cérémonie sur le court du Rolex Paris Masters. À 40…

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Gaël Monfils a fait ses adieux à Paris, entre tifo géant et mots très personnels

Au lendemain de l’hommage rendu à Alexander Zverev, l’ancien numéro 6 mondial a eu droit à sa propre cérémonie sur le court du Rolex Paris Masters. À 40 ans, il a salué un public qui l’a accompagné pendant plus de deux décennies.

Gaël Monfils ne devait pas en rester là. Il avait prévu de disputer une dernière fois le tournoi parisien pour refermer sa carrière devant ceux qui l’ont vu grandir. Mais le Français n’a plus touché une raquette en compétition depuis l’US Open. En cause, une période personnelle compliquée, marquée par un divorce avec Elina Svitolina, celle avec qui il a partagé huit ans de sa vie et avec qui il a une fille, Skaï, âgée de quatre ans. Sa présence dans l’enceinte parisienne n’avait donc rien d’évident.

Cédric Pioline, directeur du tournoi, et Gilles Moretton, président de la Fédération française de tennis, ont fini par le convaincre de venir malgré tout, le temps d’une cérémonie en son honneur. Le décor planté dans la Plénitude Arena donnait le ton, avec un immense tifo à son effigie déployé dans les tribunes. Dans les gradins, plusieurs visages familiers du tennis tricolore avaient fait le déplacement, à l’image de Paul-Henri Mathieu, Guy Forget et Henri Leconte. Son père était là aussi. Sa mère, elle, avait une autre mission, garder la petite Skaï.

Après la diffusion d’un film retraçant son parcours, le joueur de 40 ans a pris le micro. Sans craquer, mais avec une émotion qui affleurait à chaque phrase. « Je ne vais pas vous cacher que c’est un moment vraiment pas facile de dire au revoir à la plus belle chose que cette Terre m’ait donné, ce public parisien. Vingt-deux ans d’une histoire extraordinaire, que je n’aurais jamais pu rêver. Merci à tous, c’est grâce à vous que j’ai pu réaliser mon rêve. » Il a ensuite cité ses entraîneurs et tous ceux qui ont compté dans une carrière qu’il juge réussie. « Je suis très fier de ce que j’ai fait. J’ai fait le maximum, je suis vraiment en paix avec tout ce que j’ai pu faire. Quel chemin ! Il y a eu du travail, mais aussi beaucoup de chance. »

Le discours a glissé vers l’intime. Monfils a remercié ses parents, présents au Rolex Paris Masters dès 2004, et a souligné le soutien de Gilles Moretton et Cédric Pioline pendant les mois difficiles. « Ils m’ont aidé à surmonter mes craintes. Je pensais que ce serait insurmontable de venir vous dire au revoir droit dans les yeux. » Il a aussi évoqué sa fille, qui tenait absolument à être mentionnée. « Elle m’a dit qu’elle voulait être championne de tennis. Je lui ai dit qu’elle aura de bonnes aptitudes. » Puis cette coïncidence de calendrier, le 3 novembre, jour anniversaire de sa rencontre avec la mère de Skaï. « C’est quand même une date symbolique pour notre famille. »

La fin de cérémonie a basculé dans la fête. Jo-Wilfried Tsonga, Gilles Simon et Richard Gasquet, les trois autres Mousquetaires, sont venus le rejoindre sur le court, accompagnés de Benoit Paire, du champion de BMX Matthias Dandois, de son ami de toujours Paterne Mamata et du chanteur Matt Pokora. Gaël Monfils a quitté le court sous une standing-ovation. Un dernier tour d’honneur à la hauteur d’un joueur qui a remporté 13 tournois ATP et fait vibrer le public français pendant plus de vingt ans.

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