Politique
Bruno Retailleau ne voit pas les héritiers de Macron gagner une primaire à droite
Bruno Retailleau veut une primaire de la droite et du centre, mais il exclut que les anciens Premiers ministres issus du macronisme puissent l’emporter.…

Bruno Retailleau veut une primaire de la droite et du centre, mais il exclut que les anciens Premiers ministres issus du macronisme puissent l’emporter. Il refuse aussi de s’engager à soutenir le vainqueur, ce qui annonce des discussions serrées.
Bruno Retailleau, candidat LR à la présidentielle, écarte l’idée que Gabriel Attal ou Édouard Philippe puissent s’imposer dans une primaire de la droite et du centre. En visite au salon Euronaval, il a assuré que les anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron porteraient trop lourdement le bilan des deux quinquennats écoulés pour pouvoir gagner une telle compétition. Ce bilan serait selon lui si lourd qu’il les empêcherait de s’en détacher. Il répète depuis le début de sa campagne qu’une troisième saison macroniste n’aura pas lieu.
Pourtant, il s’est rapproché de l’idée d’une primaire ouverte. À la peine dans les sondages, il a rejoint l’appel de Gabriel Attal pour organiser cette confrontation et éviter que la droite et le centre soient éliminés dès le premier tour. Il imagine une compétition très ouverte, avec un calendrier serré, à condition qu’Édouard Philippe accepte d’y participer.
Le patron des Républicains et sénateur vendéen ne s’engage pas pour autant à soutenir le vainqueur. Comme David Lisnard, il pose une condition minimale à ses yeux, celle qu’un candidat battu renonce à se présenter. Il refuse aussi qu’on lui demande davantage, rappelant qu’il n’est ni macroniste ni membre du bloc central.
Il rejette en outre l’idée d’une coalition allant de David Lisnard à Raphaël Glucksmann, évoquée par Emmanuel Macron. Pour lui, mélanger un peu de gauche et un peu de droite ne produit pas une ligne claire capable de trancher. Édouard Philippe, présent au même salon, a de son côté raconté avoir invité des responsables de la droite et du centre à discuter de fond. Il dit avoir reçu peu de réponses et le regretter, tout en jugeant nécessaire de créer du commun avant de souligner les différences.
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