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Pour Marine Tondelier, le mouvement social actuel résume dix ans de macronisme

La secrétaire nationale des Écologistes estime que l’exécutif peine à répondre à une convergence des luttes. Elle réclame un panier de cent produits de…

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Pour Marine Tondelier, le mouvement social actuel résume dix ans de macronisme

La secrétaire nationale des Écologistes estime que l’exécutif peine à répondre à une convergence des luttes. Elle réclame un panier de cent produits de qualité vendus à prix coûtant.

Emmanuel Macron « finit son mandat comme il a gouverné, c’est-à-dire seul contre tous ». La formule est de Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, qui voit dans la mobilisation en cours une sorte de bilan de mandat à ciel ouvert. Pour elle, ce qui se joue aujourd’hui n’est pas une colère passagère mais dix ans de politique qui remontent d’un coup.

La différence avec les épisodes précédents saute aux yeux. Sur les retraites, on manifestait pour le retrait d’une réforme, un texte identifié, un objectif clair. Cette fois, les motifs se sont empilés et le gouvernement doit répondre sur plusieurs terrains en même temps. Le pouvoir d’achat, l’écologie, les mesures féministes. La liste est longue, et c’est précisément ce qui rend la réponse compliquée pour l’exécutif.

Marine Tondelier pointe aussi un silence. Selon elle, les lycéens sont restés sans réponse pendant un mois et demi, ce qui a laissé le mécontentement s’organiser et rejoindre d’autres colères. De ce croisement naît ce qu’elle appelle une convergence des luttes, bien plus difficile à désamorcer qu’une revendication isolée.

Sur le pouvoir d’achat, les Écologistes ne s’arrêtent pas au coup de pouce au Smic. Ils demandent des mesures sur l’alimentation, à commencer par un panier de cent biens de qualité vendus à prix coûtant. L’argument tient à une mécanique bien connue des rayons. Les produits d’appel comme le Coca ne dégagent aucune marge, et ce sont donc les produits sains qui la portent. Fruits, légumes, surtout le bio, lentilles. Le consommateur finit par payer cher ce qui est bon pour lui, et c’est cette logique que le parti veut casser.

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