Économie
Commerzbank tend la main à UniCredit et affiche un bénéfice en forte hausse
Commerzbank se dit désormais convaincue qu’un accord avec UniCredit peut créer de la valeur, alors que la banque allemande publie un bénéfice trimestriel…

Commerzbank se dit désormais convaincue qu’un accord avec UniCredit peut créer de la valeur, alors que la banque allemande publie un bénéfice trimestriel en hausse de 45 %. L’opération reste loin d’être réglée, entre l’offre hostile de 45 milliards d’euros et les tensions sur la gouvernance.
Commerzbank ne ferme plus la porte à UniCredit. La banque allemande affirme désormais qu’un rapprochement avec son homologue italienne peut créer de la valeur, un discours bien différent de celui des mois passés. Bettina Orlopp, à la tête du directoire, a expliqué que les deux établissements pouvaient tirer parti de leurs forces respectives. Elle s’exprimait au moment où Commerzbank publiait un bénéfice net de 859 millions d’euros pour le troisième trimestre, contre 591 millions un an plus tôt. La banque parle des meilleurs neuf mois de son histoire.
Cette performance représente une progression de 45 %. Elle reste toutefois légèrement inférieure à l’attente moyenne des analystes, qui tablaient sur 864 millions d’euros. Pour Commerzbank, le dossier UniCredit avance désormais sur un rythme concret. Après avoir repoussé pendant des mois toute tentative de rachat, l’établissement discute avec UniCredit en vue d’un accord entre la deuxième banque italienne et la deuxième banque allemande. La finalisation de l’offre publique d’achat est attendue dans les mois à venir.
Le changement de ton remonte à l’été. Bettina Orlopp avait alors estimé qu’un rapprochement pouvait être profitable aux deux parties. Quelques semaines plus tôt, UniCredit avait révélé détenir près de 48 % du capital de Commerzbank, dans le cadre d’une offre hostile de 45 milliards d’euros. Depuis, la Banque centrale européenne a donné son feu vert à l’opération, ce qui lève un obstacle réglementaire important. La route reste pourtant semée de points de friction.
Andrea Orcel, directeur général d’UniCredit, ne veut pas voir Bettina Orlopp rester aux commandes de Commerzbank. Il refuse aussi que Berlin conserve deux sièges au conseil de surveillance, une demande du gouvernement allemand, qui détient encore 13,3 % du capital. Ces désaccords pèsent sur les discussions, même si les deux banques affichent désormais leur volonté de trouver un terrain d’entente. Le dossier reste donc ouvert. Les deux banques discutent, mais leurs dirigeants ne sont pas encore alignés sur la future gouvernance.
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