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Blocus des lycées dès lundi et grèves jeudi, une semaine mouvementée

La contestation ne faiblit pas après les manifestations de samedi contre la vie chère. Les lycéens promettent de bloquer leurs établissements dès lundi…

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Blocus des lycées dès lundi et grèves jeudi, une semaine mouvementée

La contestation ne faiblit pas après les manifestations de samedi contre la vie chère. Les lycéens promettent de bloquer leurs établissements dès lundi, avant une journée de grèves et de rassemblements jeudi 5 novembre.

Samedi, pour la troisième fois depuis le 17 octobre, les cortèges ont sillonné la France pour dénoncer le coût de la vie et réclamer de meilleures conditions d’étude pour les lycéens. L’ambiance est restée globalement calme, même si des tensions ont éclaté au moment de la dispersion. Le ministère de l’Intérieur dénombre 320 000 participants dans le pays, dont 70 000 à Paris. Les organisateurs revendiquent, eux, un demi-million de personnes en France et 200 000 dans la capitale.

La semaine qui s’ouvre promet d’être plus animée. L’organisation Les Lycéens! a lancé dimanche un appel au blocage des établissements dès lundi. Son président, Pierre Sourzat, assume la démarche. « Bien sûr qu’on appelle au blocus. Donc les lycées seront bloqués, et ce dès lundi », affirme-t-il, en rappelant que faire grève, c’est d’abord gêner, avec l’envie de tenir dans la durée. Il tacle au passage la « politique de comptoir » du gouvernement, qui a présenté en début de semaine une série de mesures pour la jeunesse. L’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante avaient déjà invité à bloquer lycées et universités mardi et jeudi.

Chez les syndicats, le compte n’y est pas non plus. Thomas Vacheron, secrétaire confédéral de la CGT, veut croire que « cette fois-ci on est proche d’avancées concrètes pour que demain soit mieux qu’aujourd’hui ». Il réclame une hausse du SMIC, des points d’indice pour les fonctionnaires et une revalorisation de tous les salaires. Pour lui, le gouvernement doit maintenant répondre aux manifestants, car c’est lui qui détient la clé. Une journée nationale de grèves et de rassemblements est déjà programmée jeudi 5 novembre, dans le privé comme dans le public.

Les débordements ont été contenus. D’après le ministère de l’Intérieur, des éléments radicaux ont cherché, en fin de cortège, à rejoindre les centres-villes de plusieurs cités (Bordeaux, Toulouse, Rennes, Lille, Nantes, Marseille, Lyon…) pour y dégrader et piller, sans y parvenir face aux forces de l’ordre. À Marseille, la préfecture de police recense 18 interpellations, 19 policiers légèrement blessés, une tentative de cambriolage déjouée et trois commerces dont la devanture a été abîmée.

Le porte-parole de la police nationale s’est félicité que l’ordre public ait été maintenu grâce à l’engagement de 70 000 policiers et gendarmes. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a salué de son côté un dispositif « robuste et agile », qui a laissé les manifestations déclarées se tenir en garantissant la liberté d’expression, tout en contrariant ceux qui voulaient faire dégénérer les cortèges.

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