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Berlin prend la moitié de KNDS et veut compter autant que Paris

L’Allemagne rachète les parts des familles actionnaires de KNDS pour détenir 50 % du fabricant franco-allemand de chars. Berlin veut peser autant que…

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Berlin prend la moitié de KNDS et veut compter autant que Paris

L’Allemagne rachète les parts des familles actionnaires de KNDS pour détenir 50 % du fabricant franco-allemand de chars. Berlin veut peser autant que Paris dans les choix clés, avant de ramener les participations à 40 % de chaque côté.

L’Allemagne a conclu un accord avec les familles qui possèdent des parts de KNDS. L’objectif est de racheter 50 % du capital du fabricant franco-allemand de chars, notamment le Leopard 2. Le prix n’a pas été dévoilé. Il sera calculé à partir de la valeur des fonds propres de KNDS, selon les conditions actuelles du marché. Résultat probable, Berlin paiera moins que le montant initialement prévu pour une participation de 40 %, qui pouvait atteindre 7,2 milliards d’euros dans l’accord annoncé en juin. KNDS et les familles concernées n’ont pas voulu commenter.

Cette opération répond à une volonté politique claire. Berlin veut avoir un poids égal à celui de la France au sein de KNDS et éviter d’être mis en minorité lors des décisions importantes. Le rachat des parts familiales serait donc suivi d’une réduction progressive de la participation allemande, en parallèle de celle de la France, jusqu’à ce que les deux États détiennent chacun 40 % du capital. Une introduction en Bourse pourrait permettre cette évolution, si les conditions de marché le permettent.

Pour l’instant, les familles et l’État français détiennent chacun 50 % de KNDS. Ce partage demeure après l’abandon du projet d’introduction en Bourse envisagé plus tôt cette année, qui prévoyait la cession de 10 % du capital par chacun. Le projet avait d’abord été reporté, puis suspendu, en raison du repli des valorisations dans le secteur de la défense et des réticences des familles à céder leurs parts. Cette baisse rend aussi le rachat de leur participation par l’État allemand moins coûteux.

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