Monde
Un allié ultra-orthodoxe de Netanyahu refuse de le recommander
Le Judaïsme unifié de la Torah ne recommande aucun député pour former le prochain gouvernement israélien, rompant avec son soutien habituel à Benjamin…

Le Judaïsme unifié de la Torah ne recommande aucun député pour former le prochain gouvernement israélien, rompant avec son soutien habituel à Benjamin Netanyahu. Cette décision réduit ses soutiens attendus et renforce Gadi Eisenkot.
Le parti du Judaïsme unifié de la Torah a choisi de ne pas désigner Benjamin Netanyahu comme candidat à la formation du gouvernement. Cette formation ultra-orthodoxe ashkénaze accompagne le Premier ministre sortant depuis trois décennies et faisait déjà partie de son tout premier cabinet. Elle avait pourtant recommandé Netanyahu après les législatives précédentes. Cette fois, elle ne recommande personne, un geste qui pèse dans les consultations conduites par le président Isaac Herzog pour trouver un député capable de bâtir une majorité.
Le JUT n’est pas isolé dans son refus de voir les étudiants religieux servir sous les drapeaux. Avec le Shass, qui représente les séfarades, il combat toute conscription obligatoire pour ces étudiants, un point de tension dans un pays engagé sur plusieurs fronts militaires. Netanyahu a soutenu leurs efforts ces dernières années. Mais il n’a pas réussi à faire voter une loi qui aurait inscrit cette exemption dans le marbre, ce qui a mécontenté les partis ultra-orthodoxes. Le député Isaac Pindrus a fixé la condition du JUT avec une formule claire. « Nous voulons que dans tout gouvernement qui sera formé, l’élément préalable ou immédiat soit le règlement du statut des étudiants de la Torah ».
Ce retrait change l’arithmétique parlementaire. Il faut 61 sièges pour disposer d’une majorité à la Knesset. Le camp de Netanyahu était crédité de 53 sièges contre 48 pour le bloc d’Eisenkot. Sans la recommandation du JUT, ses soutiens attendus tombent à 46. Gadi Eisenkot, lui, a reçu l’appui de la liste arabe Raam et totalise 56 recommandations attendues. La Liste unifiée, forte de 11 sièges, n’a pas encore annoncé son choix parmi les partis reçus par Herzog.
Herzog doit désigner la personne chargée de former le gouvernement et peut prolonger ses consultations. Le calendrier lui laisse jusqu’au 11 novembre. Pour Netanyahu, l’appui d’un partenaire de longue date n’est plus acquis. Pour Eisenkot, la voie vers une majorité se dessine un peu plus nettement, même si les 61 sièges restent à sécuriser.
À lire aussi

PolitiqueEn Ligne 5 joursUne primaire au centre et à droite pour éviter Le Pen-Mélenchon, le casse-tête d’Édouard Philippe
Faits DiversEn Ligne 5 joursTrente-neuf ans après, les parents d’Inass Touloub face à leurs juges
SociétéEn Ligne 6 joursBlocus des lycées dès lundi et grèves jeudi, une semaine mouvementée
SociétéEn Ligne 5 joursBlocus, manifs et rentrée agitée dans les lycées et les facs
SociétéEn Ligne 6 joursUne troisième journée contre la vie chère entre défilés massifs et tensions localisées
PolitiqueEn Ligne 6 joursUn gendarme touché par un cocktail molotov à Paris, des responsables politiques réclament des comptes
ÉconomieEn Ligne 6 joursNvidia, le banquier devenu moteur de l’intelligence artificielle
PolitiqueEn Ligne 4 joursÉdouard Philippe assume ses mots sur l’immigration et la gauche l’accuse de parler comme l’extrême droite
















