Société
Les syndicats gardent la pression et fixent un nouveau rendez-vous
Après la journée de mobilisation pour les salaires, les organisations syndicales se retrouveront lundi pour décider de la suite. Elles regrettent que les…

Après la journée de mobilisation pour les salaires, les organisations syndicales se retrouveront lundi pour décider de la suite. Elles regrettent que les fonctionnaires et les jeunes n’aient pas de rendez-vous avec le gouvernement.
La mobilisation pour les salaires ne s’arrête pas au lendemain des manifestations. Les huit organisations à l’origine de l’appel, la CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, l’Unsa, la FSU et Solidaires, préviennent que la réponse aux revendications portées depuis plusieurs semaines reste la seule manière d’arrêter le mouvement. Elles citent les salaires, les fonctionnaires, les jeunes et les retraités. Leur prochaine étape est claire. Elles se retrouveront lundi après la réunion organisée à Matignon et décideront alors des suites à donner.
Le rapport de force fait l’objet d’un désaccord sur les chiffres. Les syndicats revendiquent plus de 1,5 million de participants à la journée nationale de mobilisation. Les autorités en recensent 575 000. Cette différence donne la mesure de l’enjeu politique. Pour les organisations, l’ampleur de la mobilisation doit peser sur les décisions du gouvernement, notamment sur les salaires et le pouvoir d’achat.
Deux absences crispent l’intersyndicale. Les fonctionnaires et les jeunes, mobilisés en nombre, n’ont pas de rendez-vous avec l’exécutif. Marylise Léon, à la tête de la CFDT, estime que le gouvernement ne peut pas attendre l’élection présidentielle. Elle réclame une hausse de 100 euros net par mois pour le Smic. Elle demande aussi une remise à plat des aides aux entreprises, avec des conditions, jugeant l’évaluation insuffisante.
Le gouvernement a annoncé une conférence sociale lundi avec les organisations syndicales et patronales. L’objectif affiché est de répondre aux préoccupations de pouvoir d’achat et de salaires. Les syndicats dénoncent par ailleurs des obstacles jugés inacceptables à l’exercice du droit de manifester. Ils pointent des interdictions et des modifications de parcours, ainsi que la répression de manifestations à Toulouse et à Lyon. Les organisations apportent leur soutien aux militants et aux manifestants blessés et demandent que la lumière soit faite sur ces événements.
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