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La 42e collecte alimentaire avance pour échapper au Black Friday

Les Banques alimentaires lancent vendredi leur 42e collecte de dons, avancée de trois semaines pour ne pas être écrasée par le Black Friday et les achats…

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La 42e collecte alimentaire avance pour échapper au Black Friday

Les Banques alimentaires lancent vendredi leur 42e collecte de dons, avancée de trois semaines pour ne pas être écrasée par le Black Friday et les achats de Noël. Pendant trois jours, 128 000 bénévoles espèrent récolter l’équivalent de 20 millions de repas pour 2,4 millions de bénéficiaires.

Pendant trois jours, jusqu’à dimanche, les clients sont invités à glisser des produits alimentaires et d’hygiène de première nécessité dans les chariots installés à la sortie des magasins. Les gilets orange seront 128 000 à tenir près de 9 000 points de collecte, dans les magasins, les supermarchés, les écoles, les mairies et les entreprises. L’objectif est de réunir de quoi servir 20 millions de repas, ensuite distribués à plus de 6 000 associations.

Le calendrier change. Habituellement fixée au dernier week-end de novembre, l’opération a été avancée de trois semaines, une première. La raison est simple. La période est de plus en plus saturée par le Black Friday et les premières emplettes de Noël. La fédération qui pilote la collecte parle d’une fin novembre encombrée, devenue une impasse pour capter l’attention et les dons. En déplaçant le rendez-vous, elle espère retrouver de l’air au moment où les besoins restent lourds.

Car la pauvreté ne recule pas. La fédération observe une pauvreté structurelle qui s’enracine et s’étend, dans une fin d’année socialement engagée et marquée par des revendications jugées légitimes sur le pouvoir d’achat. Les profils accueillis se diversifient. Des étudiants, des familles monoparentales, des retraités et, depuis quatre ou cinq ans, des travailleurs pauvres poussent la porte des associations. Le nombre de bénéficiaires stagne depuis deux ans, mais les personnes viennent plus souvent. Un signe que la difficulté ne passe pas.

La collecte auprès du grand public pèse environ 9 % de l’approvisionnement. Le reste arrive par les grandes surfaces, l’industrie agroalimentaire et les agriculteurs, avec le soutien de l’État et de l’Union européenne. Les trois jours à venir ne suffiront pas à remplir tous les stocks. Ils restent un moment visible pour rappeler que l’aide alimentaire dépend aussi de gestes simples au moment des courses.

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