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Primaire de la droite et du centre, le compte à rebours est lancé

Gabriel Attal annonce que les discussions sur les modalités et le calendrier d’une primaire élargie se sont brusquement accélérées. Il prévient que ceux…

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Primaire de la droite et du centre, le compte à rebours est lancé

Gabriel Attal annonce que les discussions sur les modalités et le calendrier d’une primaire élargie se sont brusquement accélérées. Il prévient que ceux qui resteront à l’écart porteront la responsabilité d’une division dont profiteraient les extrêmes.

Les tractations ne s’éternisent plus. Le candidat de Renaissance a raconté que les échanges autour de ce scrutin commun étaient devenus « extrêmement nombreux, extrêmement denses » au fil des dernières heures, au point que le processus pourrait aboutir « rapidement ». Ces mots ont été prononcés après une visite de l’usine de batteries pour voitures électriques Envision, près de Douai.

Derrière la méthode, il y a un objectif limpide. Réunir la droite et le centre derrière une seule et même candidature, plutôt que de laisser partir plusieurs concurrents chacun dans leur coin. Et pour appuyer son propos, l’ancien Premier ministre a haussé le ton. Rester en dehors de ce rassemblement, selon lui, revient à assumer la division. Une division qui, dit-il, offrirait un second tour à La France insoumise face au Rassemblement national.

La flèche vise directement Edouard Philippe. Le candidat d’Horizons refuse pour l’instant de se plier à l’exercice, et la pression exercée sur lui se fait de plus en plus appuyée. En face, les ralliements s’enchaînent. Bruno Retailleau, en difficulté dans les enquêtes d’opinion, a rejoint l’appel cette semaine. Il estime que le vote pourrait se tenir dans la première quinzaine de février « au plus tard », à condition que le maire du Havre accepte d’entrer dans le jeu. David Lisnard, maire de Cannes et autre candidat déclaré à droite, défend cette idée de longue date.

Reste une donnée qui pèse dans le débat. Près de trois quarts des sympathisants de droite et du centre, soit 74 pour cent d’entre eux, se déclarent favorables à une primaire pour désigner un candidat unique à la présidentielle, selon un sondage publié récemment. Un chiffre qui donne du poids à l’argumentaire des partisans du scrutin.

Concrètement, tout se joue désormais sur deux terrains. Le calendrier d’abord, avec une fenêtre qui se dessine en février si les différents camps s’accordent. La participation ensuite, car une primaire sans l’un des poids lourds du camp modéré perdrait une bonne part de sa crédibilité. C’est tout l’enjeu des jours qui viennent.

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