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Violences conjugales, 285 000 victimes recensées et si peu de plaintes

Les forces de l’ordre ont enregistré 285 000 victimes de violences conjugales en 2025, un chiffre en hausse de 5 % sur un an. Derrière cette progression…

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Violences conjugales, 285 000 victimes recensées et si peu de plaintes

Les forces de l’ordre ont enregistré 285 000 victimes de violences conjugales en 2025, un chiffre en hausse de 5 % sur un an. Derrière cette progression, un fait têtu reste inchangé depuis des années, la très grande majorité des victimes ne pousse jamais la porte d’un commissariat.

Le compteur continue de monter. En 2025, environ 285 000 personnes ont été enregistrées comme victimes de violences conjugales par les services de sécurité, d’après le bilan publié par le ministère de l’Intérieur. Cela représente 5 % de plus que l’année précédente, qui avait marqué une pause après des années de hausse continue. Car la tendance de fond, elle, ne faiblit pas. Depuis 2016, les enregistrements augmentent en moyenne de 9,6 % chaque année.

Qui sont ces victimes ? Des femmes, à 84 %. Et qui sont les auteurs mis en cause ? Des hommes, à 85 %. La répartition n’a pas bougé. Côté âge, près de trois quarts des victimes ont entre 20 et 45 ans, soit les années de vie de couple, de travail, de parentalité. Les violences physiques dominent les faits recensés, à 63 %. Viennent ensuite les violences verbales ou psychologiques, 31 %, puis les violences sexuelles, 5 %.

Un chiffre éclaire tout le reste. Selon l’enquête de victimation Vécu et Ressenti en matière de Sécurité, seules 13 % des victimes déposent plainte auprès des forces de l’ordre. Autrement dit, les 285 000 cas enregistrés ne photographient pas l’ampleur réelle des violences, mais la partie qui remonte jusqu’aux policiers et aux gendarmes. Une hausse peut donc signifier deux choses à la fois, des faits plus nombreux ou davantage de personnes qui osent parler. Les deux lectures coexistent, et rien dans ces données ne permet de trancher.

La carte, enfin, reste stable elle aussi. Comme en 2024, le Pas-de-Calais, La Réunion, le Nord, la Somme et la Seine-Saint-Denis affichent les taux de victimes enregistrées les plus élevés, rapportés à 1 000 habitants âgés de 15 à 64 ans. Ces écarts géographiques peuvent renvoyer à des réalités sociales différentes comme à des habitudes de signalement locales. Ils dessinent en tout cas des territoires où le sujet pèse plus lourd qu’ailleurs.

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