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L’A69 entre en service avec un péage qui fâche

L’autoroute A69 entre Toulouse et Castres ouvre vendredi, mais son péage parmi les plus chers de France provoque la colère des élus. Aucune solution n’a…

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L'A69 entre en service avec un péage qui fâche

L’autoroute A69 entre Toulouse et Castres ouvre vendredi, mais son péage parmi les plus chers de France provoque la colère des élus. Aucune solution n’a été trouvée pour faire baisser un tarif qui s’écarte des promesses faites aux Tarnais.

Les 53 kilomètres de l’A69 qui relient Castres à Toulouse s’apprêtent à accueillir leurs premiers véhicules. Le concessionnaire Atosca a obtenu l’autorisation de mise en service et le ministère des Transports confirme que les dernières réserves liées à la sécurité ont été levées. L’ouverture est annoncée pour vendredi. Pour Atosca, il s’agit d’une nouvelle étape pour les déplacements entre les deux villes.

Reste la question du péage, qui ne passe pas. Un aller-retour Toulouse-Castres coûtera environ 20,40 euros, un niveau parmi les plus élevés de France. Les tarifs officiels sont alignés sur ceux annoncés par Atosca. Le président PS du département du Tarn, Christophe Ramond, pourtant favorable à l’A69 depuis le début, ne cache pas sa colère. « Comme les Tarnais, je me sens trahi », lance-t-il. Il estime que ce montant ne correspond pas à la parole donnée par l’Etat et qu’il est beaucoup trop élevé pour les Tarnais.

Les collectivités locales, des parlementaires et le ministère des Transports ont échangé en visioconférence. Aucune solution n’a émergé pour alléger la facture. « On est un peu bloqués », résume Olivier Fabre, président DVD de la communauté de communes Castres-Mazamet. La difficulté vient de l’Etat, qui dit ne pas trouver de solution juridique pour verser sa quote-part du financement complémentaire censé faire baisser le prix du péage. Ce financement devait réunir les communautés de communes, le département, la Région et l’Etat pour réduire d’environ 33 % le tarif. Mais un avis défavorable du Conseil d’Etat remet en cause la légalité de l’avenant qui prévoyait ces subventions. Les élus tarnais n’ont pas obtenu la baisse espérée.

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