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Darmanin voit dans Mélenchon et Le Pen une menace pour l’Europe communautaire

Gérald Darmanin affirme que l’arrivée de Jean-Luc Mélenchon ou de Marine Le Pen à l’Elysée ferait disparaître l’Europe communautaire telle qu’elle existe.…

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Darmanin voit dans Mélenchon et Le Pen une menace pour l’Europe communautaire

Gérald Darmanin affirme que l’arrivée de Jean-Luc Mélenchon ou de Marine Le Pen à l’Elysée ferait disparaître l’Europe communautaire telle qu’elle existe. Le ministre de la Justice appelle donc à porter au pouvoir un candidat très pro-européen, capable de faire peser l’Union sur la scène mondiale.

Gérald Darmanin a choisi un forum à Barcelone pour poser un avertissement net. Selon le ministre de la Justice, une victoire de Jean-Luc Mélenchon ou de Marine Le Pen à la prochaine présidentielle ferait disparaître l’Europe communautaire. Le continent européen existerait toujours, les pays continueraient à se parler, mais la Communauté européenne, elle, ne survivrait pas. Il assure que les projets des deux candidats sont limpides et qu’ils reposent sur la fin de cette construction commune.

Pour lui, le prochain chef de l’Etat devra avoir un cap clairement favorable à la construction européenne. Il souhaite qu’un tel candidat remporte le scrutin et transforme l’Union en une puissance capable de peser, plutôt qu’en un simple lieu de discussions. L’élection présidentielle devient ainsi, à ses yeux, un choix sur le rôle de la France dans l’Europe et sur la capacité de l’Europe à agir dans le monde.

Le garde des Sceaux élargit ensuite son propos à la place de l’Europe et de la France. Il pointe un double décrochage. L’Europe perd du terrain dans le monde et la France a tendance à en perdre en Europe. Son parcours pèse dans le débat, car il a appartenu à tous les gouvernements depuis 2017, sauf à la courte équipe de Michel Barnier. Il veut que ce constat politique pèse dans la campagne.

Il critique aussi le contenu du débat public français. Les discussions y tournent trop souvent, selon lui, autour des retraites, de l’assurance maladie ou de la fin de vie, quand le reste du monde parle de physique quantique, d’intelligence artificielle, de climat et d’industrie verte. Son message est simple. Il faut sortir de ce qu’il appelle les débats de vieux pour ouvrir ceux de l’avenir. Pour les électeurs, cela revient à demander une campagne tournée vers les choix économiques, technologiques et climatiques qui structureront les prochaines années.

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