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Attal persiste pour une primaire du centre et de la droite

Gabriel Attal juge inévitable une primaire du centre et de la droite pour éviter un duel entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon au second tour. Édouard…

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Attal persiste pour une primaire du centre et de la droite

Gabriel Attal juge inévitable une primaire du centre et de la droite pour éviter un duel entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon au second tour. Édouard Philippe, qui refuse l’exercice, est appelé à assumer ses responsabilités.

Gabriel Attal ne renonce pas à départager le camp du centre et de la droite par une primaire. Le candidat Renaissance à la présidentielle, devancé par Édouard Philippe dans les enquêtes d’opinion, juge l’exercice inévitable. Pour lui, certains mettent simplement plus de temps à mesurer ce qui se joue dans le pays et dans la vie politique. L’objectif affiché reste d’éviter un second tour entre Marine Le Pen, du RN, et Jean-Luc Mélenchon, de LFI.

Édouard Philippe, maire du Havre et figure d’Horizons, refuse cette méthode depuis des mois. Il a maintenu sa position et voit dans une primaire un facteur de division et de confusion. Il a demandé à ses rivaux d’assumer leurs responsabilités, laissant entendre qu’il pourrait lui aussi en tirer les conséquences si les Français veulent tourner la page. Une manière de ne pas fermer la porte tout en récusant le cadre proposé.

Gabriel Attal lui répond que la division ne naît pas de la primaire. Elle viendrait plutôt d’une élection présidentielle où cinq candidats du même espace se présentent au premier tour. Il estime qu’un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen serait bien plus grave que les différences qui le séparent d’autres prétendants. Il fustige aussi les tractations de couloir et les désistements négociés, qu’il présente comme ce qui éloigne les Français de la politique. Et il souligne que, testé seul dans les sondages, ni Édouard Philippe ni lui n’atteindrait le second tour.

François Bayrou, à la tête du Modem, et David Lisnard, président de l’Association des maires de France, réclament eux aussi une primaire du centre et de la droite. Bruno Retailleau, candidat LR, n’y est pas défavorable mais pose des conditions sur son périmètre. Le débat sur la méthode reste donc ouvert, alors que chacun cherche à peser sur la suite.

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