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New Delhi serre la vis pour respirer un air moins chargé

New Delhi double les frais de stationnement, pousse au télétravail et bloque les chantiers poussiéreux pour faire baisser la pollution. La capitale…

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New Delhi serre la vis pour respirer un air moins chargé

New Delhi double les frais de stationnement, pousse au télétravail et bloque les chantiers poussiéreux pour faire baisser la pollution. La capitale indienne tente d’alléger un air lourd pour ses habitants, avec des mesures déjà annoncées mais dont l’efficacité reste incertaine.

À New Delhi, la lutte contre la pollution change de rythme. Les frais de stationnement doublent. Le télétravail est demandé dans les secteurs public et privé. L’accès à la capitale sera interdit aux véhicules qui ne respectent pas les normes d’émission en vigueur. Et les chantiers de démolition ou de construction en plein air qui soulèvent de la poussière sont stoppés sur-le-champ. Ce train de mesures vise deux cibles simples, les gaz d’échappement et les particules soulevées par les travaux.

Le dispositif s’inscrit dans un plan hivernal présenté comme plus strict, avec des contrôles renforcés et une surveillance continue. Rekha Gupta, ministre en chef de Delhi, a demandé aux habitants de suivre les consignes. « Nous demandons à tous les habitants de Delhi de suivre les consignes et de contribuer à rendre l’air de Delhi plus propre et plus sain », a-t-elle déclaré. Derrière l’appel, l’objectif est clair. Réduire le nombre de voitures en circulation, limiter les poussières et éviter que la ville ne s’enfonce dans son brouillard hivernal.

New Delhi compte environ 30 millions d’habitants. Quand les températures baissent, les polluants restent près du sol et la ville respire un air chargé. Le trafic automobile pèse 23% de la pollution hivernale. Le brûlage de matières organiques en représente 20%. S’y ajoutent les fumées des feux agricoles venus des régions voisines et les centrales électriques au charbon. Autrement dit, la pollution ne se joue pas seulement dans les rues de la capitale. Elle arrive aussi de l’extérieur et de sources multiples.

Les niveaux de PM2,5 donnent la mesure du problème. Ces particules fines dépassent souvent vingt fois le seuil recommandé. Un pic a déjà atteint 846 microgrammes par mètre cube, soit 56 fois le seuil quotidien maximal recommandé. Le dernier niveau relevé s’établit à 201 microgrammes, plus de treize fois la limite. Les mesures déjà prises ont peu fait reculer cette chape de pollution. Et l’enjeu dépasse la gêne respiratoire. Plus de 7% des décès dans les dix plus grandes villes indiennes sont liés à la pollution de l’air.

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