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Plus de 500 000 signatures contre CNews, un débat parlementaire devient possible

Une pétition réclame la fermeture de CNews et vient de franchir le seuil des 500 000 signatures. Les députés peuvent désormais examiner le texte, sans…

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Plus de 500 000 signatures contre CNews, un débat parlementaire devient possible

Une pétition réclame la fermeture de CNews et vient de franchir le seuil des 500 000 signatures. Les députés peuvent désormais examiner le texte, sans garantie qu’un débat s’ouvre dans l’hémicycle.

La pétition déposée sur le site de l’Assemblée nationale et appelant à « supprimer CNews de l’audiovisuel français » a dépassé 500 000 signatures. Ce seuil ouvre la possibilité d’un débat dans l’hémicycle sur un rapport lié à une pétition atteignant 500 000 signataires. Mais rien n’est automatique. Une commission doit d’abord choisir entre classer ou examiner le texte ; si elle l’examine, elle prépare ce rapport.

Le précédent montre la limite. Une pétition contre la loi sur la présomption d’usage légitime des armes des forces de l’ordre avait aussi dépassé ce cap. Les députés de la commission des Lois ont choisi de la classer. Donc le nombre de signatures ne suffit pas à garantir une discussion publique.

La pétition demandant la fermeture de CNews a connu une forte hausse de signatures alors qu’elle restait sous les 100 000 signatures numériques. CNews n’a pas voulu commenter « cette pétition politique ». La chaîne du groupe Canal+, liée à Vincent Bolloré, est régulièrement accusée de porter les opinions et thèmes d’extrême droite. Elle le conteste et affirme défendre la liberté d’expression.

L’introduction de la pétition affirme que « CNews n’est pas une chaîne d’information » et qu’elle est « une machine de propagande ». Ces accusations ont pris de l’ampleur après l’attentat raciste de Trappes. Un Français de 39 ans, Kévin T., est soupçonné d’avoir tiré délibérément sur « des personnes (…) de type musulman ou africain ou nord-africain », selon le procureur national antiterroriste Olivier Christen.

Une partie de la gauche, dont le maire de Trappes Ali Rabeh, a estimé que certains médias, CNews en particulier, portaient une responsabilité dans cette attaque. Le reproche porte sur la place donnée aux discours qui stigmatisent les immigrés ou les personnes issues de l’immigration.

Le régulateur de l’audiovisuel, l’Arcom, avait mis CNews en demeure de corriger un « déséquilibre manifeste et durable dans l’expression des courants de pensée et d’opinion » sur son antenne. L’institution pointait notamment les propos sur « la menace que représenteraient l’immigration et l’islam pour la société française ».

Les équipes de CNews, en particulier celles de « 100% Frontières », déclinaison du journal d’extrême droite éponyme, ont été la cible d’hostilité de manifestants lors de mobilisations sociales et lycéennes. La chaîne rediffuse ces images. Le siège parisien de CNews et d’Europe 1 a aussi été visé par des personnes au début d’une journée d’action nationale. Les médias liés à Vincent Bolloré ont dénoncé des actes « d’intimidation ».

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