Politique
Copé demande à la droite de renoncer au De Gaulle introuvable
Le maire de Meaux presse son camp de cesser de réclamer une figure providentielle et de se ranger derrière un seul candidat dès janvier. Il juge en…

Le maire de Meaux presse son camp de cesser de réclamer une figure providentielle et de se ranger derrière un seul candidat dès janvier. Il juge en revanche la primaire défendue par Gabriel Attal vidée de son sens par les désaccords entre ses promoteurs.
Jean-François Copé ne mâche pas ses mots. Le maire de Meaux a demandé à la droite de gouvernement de cesser de chercher un sauveur et de composer avec les candidats déjà en lice pour la présidentielle. Sa formule frappe fort. Le général De Gaulle n’est pas disponible en stock, et il est donc grand temps d’arrêter de se plaindre pour enfin se rassembler derrière ceux qui sont sur la ligne de départ.
La question de la primaire a occupé une bonne partie de la discussion. Gabriel Attal plaide pour un scrutin commun au centre et à la droite, convaincu qu’il permettrait d’éviter un second tour opposant Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen. Édouard Philippe, lui, refuse net. Jean-François Copé rappelle qu’il y était favorable il y a six mois. Mais le projet a perdu tout son sens à ses yeux, puisque ses promoteurs ne s’entendent même pas sur les participants. L’un veut y intégrer Raphaël Glucksmann, candidat de la gauche, l’autre souhaite ajouter Sarah Knafo, figure de l’extrême droite. Un mélange qui rend l’exercice impossible selon lui.
Reste l’essentiel pour l’élu. La droite doit absolument présenter un seul candidat. Le calendrier qu’il fixe est limpide. En janvier, chacun devra se ranger derrière la personnalité la mieux placée, celle qui aura le plus de chances d’atteindre la finale. Il en appelle à la résistance de son camp pour sauver le pays.
Le tableau d’ensemble montre l’ampleur du casse-tête. Gabriel Attal, distancé dans les sondages par Édouard Philippe, défend une primaire qu’il juge inéluctable malgré le refus du maire du Havre. À leurs côtés, Bruno Retailleau, patron des LR, et David Lisnard, maire de Cannes et ancien LR, sont déjà candidats. Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, pourrait bientôt se déclarer.
Une chose est sûre. Plus les candidatures se multiplient à droite et au centre, plus le message d’unité de Jean-François Copé devient urgent à entendre.
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