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Apollo franchit le cap des 1 000 milliards de dollars d’actifs sous gestion

Le géant new-yorkais de la gestion alternative a collecté 53 milliards de dollars au troisième trimestre, portant son encours total à 1 070 milliards. Les…

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Apollo franchit le cap des 1 000 milliards de dollars d'actifs sous gestion

Le géant new-yorkais de la gestion alternative a collecté 53 milliards de dollars au troisième trimestre, portant son encours total à 1 070 milliards. Les commissions atteignent un sommet, même si le titre du groupe a nettement reculé.

Apollo Global Management continue d’attirer les capitaux. Sur les trois mois clos le 30 septembre, le gestionnaire d’actifs a engrangé 53 milliards de dollars d’entrées, soit environ 47,36 milliards d’euros. Mécanique implacable, cet afflux porte désormais le total des actifs sous gestion à 1 070 milliards de dollars, en progression de 18% sur un an. Les investisseurs, visiblement, ne se détournent pas des placements alternatifs.

La machine à commissions tourne à plein régime. Les revenus liés aux commissions ont bondi de 23%, soutenus par un chiffre d’affaires trimestriel record sur ce segment et par des marges solides. Le résultat net ajusté, hors éléments exceptionnels, s’établit à 2,15 dollars par action, contre 2,14 dollars un an plus tôt. Un quasi-statu quo donc, mais sur une base nettement plus large.

Côté déploiement, le rythme s’accélère aussi. Les capitaux bruts engagés ont augmenté d’environ 18% au troisième trimestre. Et les montages de dossiers atteignent 114 milliards de dollars, en hausse de 52% par rapport à la même période de l’année précédente. En clair, Apollo trouve des opportunités d’investissement et de crédit qu’il juge attractives, et il les saisit.

Reste une question qui travaille tout le secteur, celle de la liquidité et du rythme des opérations. Marc Rowan, le directeur général, s’est engagé à renforcer la transparence et la liquidité des actifs privés, à un moment où leurs valorisations passent au crible. Le contexte n’a rien d’anodin. Plus tôt dans l’année, les titres des gestionnaires d’actifs alternatifs ont chuté à Wall Street, le crédit privé encaissant une vague de ventes massives après une forte hausse des retraits des investisseurs. L’action Apollo a de son côté cédé 17,5%.

Pour les épargnants et les institutionnels qui confient leur argent à ces fonds, la donne est simple. Les encours grossissent, les commissions suivent, mais la sortie d’un placement privé reste bien moins fluide que celle d’une action cotée. C’est précisément ce point que la profession doit désormais démontrer, chiffres et transparence à l’appui.

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