Faits Divers
Un ex-secrétaire d’État écologiste face à deux accusations d’agressions sexuelles
Jean-Vincent Placé comparaît au tribunal correctionnel de Paris pour des agressions sexuelles qu’il conteste. Deux femmes décrivent des gestes subis en…

Jean-Vincent Placé comparaît au tribunal correctionnel de Paris pour des agressions sexuelles qu’il conteste. Deux femmes décrivent des gestes subis en Corée du Sud, et l’une d’elles affirme avoir aussi été harcelée pendant qu’elle travaillait à ses côtés.
L’ancien secrétaire d’État écologiste Jean-Vincent Placé, 58 ans, est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour des agressions sexuelles sur deux femmes. Il rejette ces accusations. La première plaignante, Audrey, prénom modifié, dit que son ancien supérieur lui a touché la poitrine lors d’une soirée à Séoul en mai 2016. Elle dénonce plusieurs agressions sexuelles et du harcèlement pendant plusieurs mois, à l’époque où elle travaillait pour lui au Sénat puis au secrétariat d’État à la Réforme et à la Simplification. L’accusation retient la circonstance aggravante de personne abusant de l’autorité.
La seconde plaignante, Marie, prénom modifié, n’a pas de lien professionnel avec lui et ne sera pas présente à l’audience. Dans une plainte d’octobre 2023, elle l’accuse de lui avoir touché les seins et les cuisses dans une voiture en Corée du Sud en mars 2017, et d’avoir essayé de glisser sa main entre ses jambes. L’enquête s’est appuyée sur plusieurs témoignages qui décrivent un homme très insistant avec les femmes, surtout lorsqu’il avait bu. La défense conteste l’ensemble de ces accusations.
L’avocat des deux plaignantes, Tewfik Bouzenoune, estime qu’elles ont accompli un long parcours de combattantes et relève qu’elles n’ont pas varié dans leurs déclarations depuis le début de l’enquête. De son côté, l’avocate Jade Dousselin indique que son client réserve ses explications aux juges tout en continuant à nier les faits. Le tribunal correctionnel devra trancher entre ces versions.
Cette comparution s’inscrit dans un parcours judiciaire déjà chargé. Le 1er mars 2021, Jean-Vincent Placé avait été condamné à une amende pour harcèlement sexuel sur une gendarme en 2016, des faits qu’il avait reconnus à l’audience. En 2018, il avait aussi été condamné à trois ans de prison avec sursis pour violences, outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique et injure raciale. Dans les deux affaires, il était en état d’ébriété.
Sa carrière politique s’est achevée en 2021. Il s’était ensuite tourné vers le privé, notamment au Maroc. L’enquête a démarré en novembre 2021 après les accusations d’Audrey. Marie a déposé plainte en octobre 2023. Pour les deux femmes, l’audience doit marquer l’aboutissement d’une procédure longue. Pour lui, elle représente un nouvel examen de son comportement envers les femmes, après deux condamnations.
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