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Google ralentit sur la pub et fait tanguer Alphabet en Bourse

Alphabet a manqué ses objectifs de chiffre d’affaires et de bénéfice net au troisième trimestre, plombé par une publicité qui perd de la vitesse. Son…

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Google ralentit sur la pub et fait tanguer Alphabet en Bourse

Alphabet a manqué ses objectifs de chiffre d’affaires et de bénéfice net au troisième trimestre, plombé par une publicité qui perd de la vitesse. Son activité de centres de données, elle, a plus que doublé grâce à l’intelligence artificielle.

Les comptes du troisième trimestre sont tombés et ils n’ont pas convaincu. Alphabet, la maison mère de Google, a encaissé 127,6 milliards de dollars de revenus, en hausse de 25% sur un an. Sauf que Wall Street en attendait 128 milliards. Le bénéfice net décroche de 25% pour s’établir à 26,2 milliards. Rapporté à une action, le profit atteint 2,12 dollars quand les investisseurs en espéraient 3,02. La sanction est immédiate, le titre lâche plus de 9% dans les échanges électroniques qui suivent la clôture.

Une partie de cette chute du bénéfice tient à la comptabilité. La valorisation des participations détenues par le groupe pèse 8,7 milliards de dollars dans le résultat. Un effet d’écriture plus qu’un problème d’exploitation, mais qui suffit à assombrir la copie présentée aux marchés.

Le vrai point faible se situe ailleurs, dans la publicité. C’est le métier historique de Google et son principal moteur de revenus. Sa croissance s’est limitée à 11%, là où les analystes tablaient sur près de 13%. Deux points d’écart, et tout change à une telle échelle. Ce coup de frein a plus que gommé la bonne nouvelle venue de l’autre bout du groupe.

Car le cloud a surpris dans le bon sens. Les revenus des centres de données ont plus que doublé, avec une progression de 102% sur un an. C’est mieux que le trimestre précédent, déjà solide avec 82%, et c’est le rythme le plus élevé en cinq ans. Sundar Pichai, le patron d’Alphabet, l’a souligné pendant la conférence téléphonique de présentation des résultats. « Il y a une demande énorme », a-t-il déclaré, en rappelant que ces infrastructures fournissent la puissance de calcul nécessaire pour développer et faire tourner l’intelligence artificielle.

Ce contraste dessine l’enjeu des prochains mois. D’un côté un moteur publicitaire qui tourne au ralenti, de l’autre une activité cloud qui s’envole portée par l’IA. Les deux ne pèsent pas le même poids dans les comptes, et c’est précisément ce qui inquiète. Tant que la publicité cale, la dynamique du cloud ne suffit pas à rassurer. Les investisseurs, eux, ont déjà tranché.

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