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Deux trains se percutent en Espagne et font au moins 30 morts

Un train privé Iryo et un train Renfe se sont heurtés près d’Urda, à environ 150 kilomètres au sud de Madrid. Le bilan provisoire atteint au moins 30…

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Deux trains se percutent en Espagne et font au moins 30 morts

Un train privé Iryo et un train Renfe se sont heurtés près d’Urda, à environ 150 kilomètres au sud de Madrid. Le bilan provisoire atteint au moins 30 morts, dans un pays encore marqué par l’accident d’Adamuz.

La collision s’est produite près de la gare d’Urda, en Castille-La Manche, à environ 150 kilomètres au sud de Madrid. Les autorités régionales ont annoncé un bilan provisoire d’au moins 30 morts. Les deux convois appartiennent à des opérateurs différents, l’un à la compagnie publique Renfe, l’autre à l’entreprise privée Iryo. Un train Madrid-Séville de Renfe figure parmi les rames touchées.

Sur place, pompiers, hélicoptères et unités de soins intensifs mobiles sont mobilisés. Des images montrent deux voitures apparemment sorties des rails, terminées en contrebas du talus, et des voyageurs qui marchent le long de la route avec leurs valises. La ministre de la Santé Monica Garcia a dit que la priorité était de sortir les gens le plus vite possible. Aucune explication n’est encore avancée sur l’origine de la collision.

La circulation reste interrompue sur l’axe Madrid-Andalousie, indique le gestionnaire d’infrastructure ADIF. Renfe a mis en place une cellule de soutien aux familles et rassemble des informations pour mesurer la portée de l’accident. Pedro Sánchez s’est déclaré consterné et a annulé sa participation à un sommet sur l’obésité prévu à Madrid. Le Parti socialiste a suspendu ses activités de campagne pour la journée et celle du lendemain. Alberto Nuñez Feijoo, chef du Parti populaire, s’est dit très préoccupé. Le roi Felipe VI a lui aussi exprimé sa peine.

Cette collision survient en pleine campagne pour les législatives du 29 novembre. Elle rappelle le précédent d’Adamuz, le 18 janvier, quand un train Iryo avait déraillé avant de heurter un convoi Renfe arrivant en sens inverse. Cet accident avait fait 46 morts et provoqué de vives critiques de l’opposition contre le gouvernement. L’exécutif avait ensuite promis 1,8 milliard d’euros pour améliorer l’entretien du réseau.

Avec environ 4 000 kilomètres de voies à grande vitesse, l’Espagne possède le deuxième réseau du monde derrière la Chine. Ce système est l’une des fiertés du pays, mais sa maintenance et la sécurité des passagers reviennent régulièrement dans le débat. Le déraillement de Saint-Jacques-de-Compostelle en 2013, qui avait tué 80 personnes, reste l’accident ferroviaire le plus meurtrier en Espagne depuis des décennies. Les réactions internationales se sont multipliées, d’Ursula von der Leyen à Emmanuel Macron, qui ont exprimé leur solidarité avec l’Espagne.

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