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Une nouvelle guerre au Golfe ferait plonger les marchés, prévient Téhéran

Les cours du pétrole et du gaz ont déjà bondi bien au-delà de leurs niveaux d’avant-guerre, et l’Iran prévient qu’une reprise des frappes israéliennes…

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Une nouvelle guerre au Golfe ferait plonger les marchés, prévient Téhéran

Les cours du pétrole et du gaz ont déjà bondi bien au-delà de leurs niveaux d’avant-guerre, et l’Iran prévient qu’une reprise des frappes israéliennes aurait des conséquences lourdes pour l’économie mondiale. Le dirigeant israélien sortant Benjamin Netanyahu parle lui d’une occasion unique à saisir avec Donald Trump.

Téhéran a haussé le ton ce mercredi. La diplomatie iranienne prévient qu’une reprise des hostilités dans la région aurait un « impact dévastateur » sur les marchés internationaux. Le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, l’a écrit noir sur blanc sur X, en visant directement les fournisseurs de gaz comme les consommateurs. Les chiffres donnent le vertige. Le Brent, la référence mondiale du brut, évoluait mercredi au-dessus de 115 dollars le baril, alors qu’il tournait autour de 70 dollars avant la guerre. Le gaz européen a lui franchi la barre des 100 euros le mégawattheure, une première depuis quatre ans. La guerre a déjà perturbé les exportations des pétromonarchies du Golfe et fait vaciller l’économie mondiale.

Le contexte reste tendu. Israël a déjà frappé l’Iran à deux reprises, en juin 2025 puis fin février 2026, cette fois aux côtés des États-Unis. Le conflit s’est alors étendu à tout le Moyen-Orient. Une accalmie est observée sur le terrain depuis début septembre, mais plusieurs signaux laissent craindre une reprise des frappes. Washington a renforcé son dispositif militaire dans la région et adressé des avertissements à ses ressortissants. Le Wall Street Journal a rapporté mercredi que les États-Unis avaient demandé à plusieurs pays du Golfe de se préparer à une éventuelle « campagne militaire courte et intense » contre l’Iran, après les élections de mi-mandat du 3 novembre. Donald Trump n’aurait toutefois pas encore tranché, selon des sources briefées sur ces échanges.

Face à cette pression, l’Iran promet une réponse plus lourde encore qu’auparavant. En cas de nouvelle attaque, Téhéran menace de viser les infrastructures liées aux États-Unis dans la région, en particulier les centres de données et les systèmes d’intelligence artificielle. La séquence diplomatique, elle, s’est enlisée. Après quarante jours d’échanges de frappes, un cessez-le-feu en avril avait débouché en juin sur un protocole d’accord entre Washington et Téhéran. L’entente fragile a volé en éclats cet été et les négociations sont depuis au point mort.

En Israël, les sorties de Benjamin Netanyahu créent aussi des remous. Au lendemain du scrutin législatif, qui donne une courte avance à son camp, le dirigeant sortant a estimé que son pays disposait d’une « opportunité historique unique » avec Donald Trump pour « éliminer définitivement la menace existentielle » que représente Téhéran à ses yeux. Il a martelé ce thème durant les derniers jours de campagne. Son rival Gadi Eisenkot lui a rappelé qu’en attendant la formation d’un nouveau gouvernement, il n’était chargé que de « gérer les affaires courantes ». Il a appelé les responsables sécuritaires et les agents de l’État à « rester fermes face à toute tentative » d’« utiliser la sécurité d’Israël à des fins politiques ». Côté iranien, on assure que le résultat du vote ne changera rien. « Peu importe pour nous qui, lors de ces élections, prend la tête d’un régime qui n’a apporté que violence et massacres à notre région », a lancé le porte-parole de la diplomatie.

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