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La Réserve fédérale devrait marquer une pause avant les législatives

La banque centrale américaine devrait laisser ses taux directeurs inchangés mercredi, après une hausse en septembre. Ce statu quo intervient à quelques…

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La Réserve fédérale devrait marquer une pause avant les législatives

La banque centrale américaine devrait laisser ses taux directeurs inchangés mercredi, après une hausse en septembre. Ce statu quo intervient à quelques jours de législatives dominées par l’inflation, avec Donald Trump qui réclame des taux plus bas.

Les investisseurs s’attendent à ce que la Réserve fédérale garde ses taux entre 3,75% et 4% mercredi. L’institution a relevé le loyer de l’argent en septembre, une première depuis l’été 2023, et beaucoup parient sur une nouvelle hausse début décembre. La décision sera annoncée mercredi, puis Kevin Warsh, à la tête de la banque centrale depuis le printemps, prendra la parole.

Cette pause ne fait pas l’unanimité. La hausse des prix à la consommation a atteint 3,7% sur un an, portée par la flambée des prix de l’énergie après la guerre au Moyen-Orient déclenchée par Donald Trump. L’activité américaine reste solide, même si elle dépend beaucoup de l’intelligence artificielle, et le chômage demeure faible. La Fed a donc de la marge pour agir, mais elle doit aussi expliquer pourquoi elle attend.

La communication s’annonce délicate. Kevin Warsh évite depuis son arrivée d’expliquer les ressorts de la politique monétaire, ce qui déroute investisseurs et analystes. Pour Gregory Daco, économiste chez EY, l’absence de mouvement va l’obliger à parler davantage en conférence de presse. Il devra aussi éviter de donner l’impression que la décision est politique à l’approche des élections de mi-mandat du 3 novembre.

Un resserrement pourrait passer pour une mesure dirigée contre le gouvernement Trump. À l’inverse, un statu quo risque d’être lu comme une attitude conciliante. Plusieurs économistes jugent qu’attendre six semaines de plus ne bouleverse pas vraiment la donne économique, tout en écartant la banque centrale du débat politique juste avant le vote. Donald Trump réclame des taux plus bas et avait promis pendant sa campagne de 2024 d’améliorer le pouvoir d’achat et de faire baisser les coûts d’emprunt. Ses droits de douane et la guerre contre l’Iran ont pesé sur les prix, poussant les prêteurs à exiger des taux plus élevés. Son parti pourrait perdre le contrôle du Congrès après le 3 novembre.

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