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Un incendie ravage le Marché du Soleil, quelques jours après sa condamnation à disparaître

Un incendie a détruit une grande partie de ce bazar marseillais connu pour ses articles contrefaits, situé près de la gare Saint-Charles. La piste…

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Un incendie ravage le Marché du Soleil, ce temple marseillais de la contrefaçon déjà condamné à fermer

Mis à jour le 10 septembre à 10h50

Un incendie a détruit une grande partie de ce bazar marseillais connu pour ses articles contrefaits, situé près de la gare Saint-Charles. La piste criminelle est envisagée, alors que la justice venait d’acter sa fermeture définitive.

Les flammes ont dévoré une bonne partie du site. Ce jeudi matin, vers deux heures, le feu s’est déclaré dans cet immense bazar du quartier de la gare Saint-Charles, à Marseille. Sur les 3 600 mètres carrés que compte l’endroit, 2 000 ont brûlé. Les marins-pompiers, qui ont engagé une centaine de personnels et trente engins, ont décrit un sinistre maîtrisé mais pas encore éteint, précisant que leur intervention allait se prolonger le temps de sécuriser les lieux. Soixante-dix personnes, dont vingt-et-un enfants, ont dû être évacuées. Toutes sont indemnes.

Une piste se dessine. Une personne aurait été aperçue en train d’escalader les grilles du site juste avant le départ des flammes, ce qui oriente l’enquête vers un acte volontaire. Sur place, l’adjoint au maire de Marseille en charge de la sécurité civile, Arnaud Drouot, a raconté qu’une partie des marchandises avait déjà été retirée, mais qu’il en restait bien assez pour nourrir un brasier virulent. Il a également estimé qu’un drame avait sans doute été évité.

Car le Marché du Soleil n’est plus tout à fait ce qu’il était. Créé il y a quarante ans, ce dédale de stands s’est peu à peu mué en temple de la contrefaçon, au point de figurer dans des guides touristiques. Vêtements, chaussures, lunettes, parfums, les copies de marques ont fini par représenter jusqu’à 70 % des ventes, notamment après la pandémie. Lors du procès de juin, la procureure avait parlé d’un « monstre nourricier et lucratif ».

La justice avait tranché avant que les flammes ne s’en mêlent. Depuis la fin janvier, le site était fermé sur arrêté préfectoral, à la suite d’une vaste opération anti-contrefaçon menée début février par 300 agents. Plus de 200 000 articles falsifiés avaient alors été saisis, pour une valeur estimée à 42 millions d’euros, au terme de cinq jours à ratisser les stands. Lundi, le tribunal correctionnel de Marseille a ordonné la fermeture définitive du marché et condamné son propriétaire à quatre ans de prison avec sursis, accompagnés de lourdes amendes. Quelques jours plus tard, l’incendie venait signer la fin de ce lieu emblématique.

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