Nous rejoindre sur les réseaux

Faits Divers

Six mois de prison ferme pour avoir menacé une professeure de lui couper la tête

Un père de famille toulousain a été condamné à la prison ferme après avoir proféré des menaces d’une rare violence contre l’enseignante de son fils. Le…

Article

le

Six mois de prison ferme pour avoir menacé une professeure de lui couper la tête

Un père de famille toulousain a été condamné à la prison ferme après avoir proféré des menaces d’une rare violence contre l’enseignante de son fils. Le tribunal a voulu envoyer un message sans ambiguïté, à l’heure où ce genre de dérapage n’est plus considéré comme anodin.

C’est une affaire qui montre à quel point la relation entre certains parents et l’école peut basculer en quelques minutes. Un père de trois enfants a écopé de six mois de prison ferme, avec incarcération immédiate, pour avoir menacé une enseignante de lui « couper la tête ». Les faits se sont noués au Fauga, une petite commune d’environ 2 600 habitants près de Toulouse, où son garçon de 9 ans était scolarisé.

Tout démarre par une convocation de l’établissement. L’enfant venait d’être changé de classe à cause de son comportement. Voyant le petit sourire à la sortie des cours, la professeure lui aurait demandé d’éviter de « jouer au caïd ». Une remarque que le père n’a pas digérée. Sur le parking, il s’en est pris verbalement à l’enseignante, puis a poursuivi ses menaces à l’intérieur des locaux, notamment devant la directrice.

Face aux juges, l’homme s’est excusé d’une voix faible. Il a affirmé ne pas avoir mesuré la gravité de ses mots, se présentant comme très, très protecteur envers ses enfants et jurant ne pas être violent de nature. Des explications qui n’ont pas suffi. Le président du tribunal a pointé des propos extrêmement inquiétants, d’une grande violence, rappelant qu’ils renvoient à une actualité douloureuse restée dans la mémoire de tous les Français.

Le parquet avait pourtant réclamé une peine aménagée, sous bracelet électronique, assortie d’un stage de citoyenneté et d’interdictions de contact avec la victime comme de présence devant l’école. Les magistrats ont choisi bien plus de fermeté en prononçant la prison, une décision qualifiée de très rare pour un prévenu qui pouvait prétendre à un simple sursis. Pour l’avocat de l’enseignante et du rectorat, le tribunal a ainsi voulu signifier que de tels propos ne sont plus tolérables aujourd’hui.

La professeure, âgée de 58 ans et forte de plusieurs années d’expérience, est aujourd’hui en arrêt maladie. Elle se dit traumatisée et se demande si elle va continuer à enseigner. Le ministre de l’Éducation nationale a rappelé son soutien à l’équipe pédagogique, martelant qu’aucun professeur ne doit avoir peur d’exercer son métier et que s’en prendre à l’un d’eux, c’est viser l’institution tout entière. Le recteur de Toulouse a lui aussi condamné ces actes avec la plus grande fermeté.

Cette affaire doit aussi servir de test à un nouveau dispositif. Un décret paru fin juillet permet de contraindre un élève de primaire, de collège ou de lycée à changer d’établissement lorsque le comportement d’un parent en lien avec sa scolarité perturbe gravement le fonctionnement de l’école ou fait peser un risque sur la sécurité et la santé de la communauté éducative. Une mesure contestée, mais que cette situation va mettre en pratique. Le prévenu, lui, a déjà accepté de déplacer deux de ses trois enfants.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus