Planète
Cigéo décroche son avis favorable, les opposants restent mobilisés
La commission d’enquête publique a validé le projet d’enfouissement des déchets hautement radioactifs près de Bure, une étape obligatoire avant une…

La commission d’enquête publique a validé le projet d’enfouissement des déchets hautement radioactifs près de Bure, une étape obligatoire avant une éventuelle autorisation. Mais le dossier, contesté depuis plus de trente ans, est encore loin d’être bouclé.
Depuis plus de trois décennies, ce dossier ne cesse de faire des vagues. Le projet Cigéo prévoit d’enfouir à 500 mètres sous terre, à partir de 2050, quelque 83 000 mètres cubes de déchets issus des centrales nucléaires. Des matières qui resteront hautement radioactives pendant des centaines de milliers d’années. L’enquête publique, menée de mai à juillet, a livré son verdict en août. Il est favorable. Une étape incontournable pour espérer, un jour, décrocher l’autorisation.
Cet avis ne vient pas les mains vides. La commission d’enquête l’a assorti de deux réserves et de deux recommandations. Elle réclame d’abord que le Parlement muscle son contrôle sur la phase industrielle pilote, attendue autour de 2050, en précisant ses limites dans le temps et dans l’espace. Elle veut aussi davantage de garanties sur les rendez-vous de suivi liés à la réversibilité du projet. Deuxième réserve, la question de la fiscalité des communes doit être tranchée avant que le décret d’autorisation ne soit signé.
L’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, qui pilote Cigéo, retient surtout la richesse des 3 166 contributions récoltées pendant ces deux mois. Des prises de parole locales et nationales, portant sur des thèmes très divers, qui traduisent une pluralité de points de vue et de préoccupations. L’Andra insiste. Le projet, dit-elle, jouit d’une légitimité démocratique et juridique incontestable. Sauf que la contestation, elle, ne faiblit pas. Riverains et écologistes continuent de s’y opposer.
La commission, elle, veut y croire. Les incertitudes, lacunes et manquements identifiés pourront être corrigés par l’Andra durant la phase pilote, sous l’œil de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection. La demande d’autorisation, déposée en janvier 2023, doit encore franchir plusieurs étapes administratives. Et la facture, elle, s’alourdit. L’État évalue désormais Cigéo à 33,36 milliards d’euros, contre 25 milliards imaginés en 2016. Pour la commission, faire supporter l’effort financier aux producteurs de déchets apporte des garanties et évite à l’État de porter ce poids. Un bémol subsiste. Certains volets ne sont pas financés, qu’il s’agisse des aléas, de la récupérabilité des colis ou de la surveillance après fermeture.
À lire aussi

MondeEn Ligne 4 joursHaïti, 2 000 soldats salvadoriens débarquent et brouillent la carte sécuritaire
PolitiqueEn Ligne 5 joursMélenchon veut changer le patron de Bpifrance et faire gonfler l’épargne des Français
MondeEn Ligne 7 joursMbappé perd deux partenariats chinois après une vidéo sur Mao
PolitiqueEn Ligne 4 joursLes maires de France perdent patience avec la double casquette de David Lisnard
MondeEn Ligne 6 joursMbappé rattrapé en Chine par une vidéo sur Mao
PolitiqueEn Ligne 7 joursLe Sénat veut faire payer les casseurs avec leurs aides sociales
CultureEn Ligne 5 joursEgrégore, le grand retour dansant de Mylène Farmer avec DJ Snake et Moby
ÉconomieEn Ligne 7 joursSafran prépare des ailes repliables pour les prochains avions
















