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Zverev sacré à New York et déjà lucide sur Sinner

Alexander Zverev décroche à New York son deuxième titre du Grand Chelem de la saison, le deuxième de sa carrière, face à Ben Shelton. L’Allemand se…

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Zverev sacré à New York et déjà lucide sur Sinner

Alexander Zverev décroche à New York son deuxième titre du Grand Chelem de la saison, le deuxième de sa carrière, face à Ben Shelton. L’Allemand se présente comme le meilleur joueur du moment, tout en admettant que ce ne serait peut-être pas le cas si Jannik Sinner et Carlos Alcaraz étaient au sommet de leur forme.

Alexander Zverev n’avait jamais vécu ça. Deux trophées majeurs sur une même saison, d’abord à Roland-Garros, puis à New York, où il a surclassé Ben Shelton en finale. À 29 ans, l’Allemand signe l’année la plus aboutie de sa vie, avec aussi une demi-finale à l’Open d’Australie et une finale à Wimbledon. Une régularité au plus haut niveau qu’il attendait depuis longtemps, et qui change tout dans sa tête.

Ce déclic, il le situe précisément à Paris. Avant de soulever le trophée Porte d’Auteuil, le doute ne le lâchait pas, avec cette question qui revenait sans cesse, à savoir s’il parviendrait un jour à gagner un tournoi du Grand Chelem. Le stress était constant. « C’est une sensation incroyable, surtout après le déchirement que j’avais vécu ici en 2020 », confie-t-il après sa victoire. Car la désillusion de 2020, cette finale perdue ici même contre Dominic Thiem, a longtemps pesé. Zverev assure aujourd’hui que les séquelles se sont effacées après son sacre parisien, et que disputer ce genre de matchs est devenu pour lui une source de joie plutôt qu’une source d’angoisse.

Reste la question du meilleur joueur de la planète. Au classement, il demeure le dauphin de Jannik Sinner, toujours numéro 1 mondial. Interrogé sur son statut actuel, l’intéressé ne se dérobe pas. Oui, à cet instant, il n’y a probablement pas meilleur que lui. Mais il pose aussitôt une condition de taille, entre le forfait de Sinner pour cet US Open et le retour de Carlos Alcaraz après quatre mois éloignés des courts. Si les deux hommes sont en bonne santé et au sommet de leur art, sa réponse change. Il y a quatre ou cinq mois, quand tout le monde était apte, il perdait systématiquement contre l’Italien. « Si tout le monde est en bonne santé, je pense que Jannik conserve une longueur d’avance », tranche-t-il.

L’Allemand refuse d’ailleurs de se voir comme le plus talentueux du circuit. Il ne se reconnaît pas de don du ciel, contrairement à d’autres joueurs, et attribue sa réussite à un seul ingrédient. Le travail, accumulé pendant des heures sur le court, à la salle de sport et sur la piste d’athlétisme. Une manière de rappeler que sa place actuelle, il l’a gagnée à la sueur, et qu’il n’a pas l’intention de s’arrêter là. La suite logique, ce serait de dépasser Sinner à la régulière. Le genre de défi qui pourrait bien occuper sa saison prochaine.

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