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La Garonne bascule en alerte renforcée et l’eau se fait encore plus rare

Le fleuve franchit un nouveau palier de restrictions, le troisième sur une échelle qui en compte quatre, alors que la sécheresse et la chaleur ont fait…

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La Garonne bascule en alerte renforcée et l'eau se fait encore plus rare

Le fleuve franchit un nouveau palier de restrictions, le troisième sur une échelle qui en compte quatre, alors que la sécheresse et la chaleur ont fait plonger son débit. Les agriculteurs du bassin et les jardiniers sont les premiers à en subir les conséquences.

La Garonne a franchi une étape supplémentaire dans l’échelle des restrictions. Le fleuve est désormais classé en alerte renforcée, soit le troisième niveau d’un barème qui en compte quatre, le dernier correspondant à une situation de crise. Ce dispositif sert à moduler les prélèvements d’eau dans les cours d’eau en fonction de leur débit. Jusqu’ici placée au simple stade de l’alerte, la Garonne rejoint donc le cercle des rivières les plus étroitement surveillées du département.

Les raisons de cette dégradation sont bien identifiées. Depuis le printemps, la pluie se fait rare et les fortes chaleurs enfoncent le clou, ce qui maintient les cours d’eau à des niveaux particulièrement bas. Rien ne devrait s’arranger dans les jours à venir, puisqu’aucune précipitation notable n’est annoncée. La ressource disponible pour soutenir le débit du fleuve pendant les basses eaux doit donc être économisée, avec un objectif simple, tenir jusqu’à la fin du mois d’octobre.

Pour maintenir un débit acceptable, des lâchers d’eau sont réalisés depuis des lacs de retenue. Ils atteignent des niveaux records depuis le début du mois de juillet et se poursuivent sans interruption depuis. Les tout premiers ont été déclenchés le 3 juillet, soit une semaine plus tôt que le précédent record.

Concrètement, ce sont surtout les agriculteurs qui vont le ressentir. Sur les terres du bassin de la Garonne, l’interdiction d’irriguer les cultures passe de deux à trois jours et demi. Du côté des potagers, l’arrosage est lui aussi davantage encadré, avec une plage horaire autorisée réduite encore un peu plus qu’auparavant.

Pour les gestionnaires du fleuve, l’année mérite bien son étiquette. Jean-Michel Fabre, qui préside l’établissement public Garonne, chargé de la gestion des eaux du fleuve, évoque une année « de tous les records et tous les excès ».

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