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La panique après un incendie a coûté la vie à 26 enfants à Bukavu

Un incendie d’origine inconnue s’est déclaré aux abords d’une école de Bukavu, dans l’est de la République démocratique du Congo, provoquant un mouvement…

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La panique après un incendie a coûté la vie à 26 enfants à Bukavu

Un incendie d’origine inconnue s’est déclaré aux abords d’une école de Bukavu, dans l’est de la République démocratique du Congo, provoquant un mouvement de foule d’une violence extrême. Au moins 26 enfants sont morts et 25 autres ont été blessés, dans une ville déjà marquée par les flammes et par la guerre.

Le sinistre s’est déclenché en matinée, alors que les élèves étaient en classe. Un rapport d’inspecteurs du ministère congolais de l’éducation nationale est formel sur un point troublant. Le feu est apparu à trois endroits différents, distants d’environ cinq cents mètres, et au même moment. Aucune explication n’a pour l’instant été avancée sur ce qui a mis le feu, ni sur la simultanéité de ces départs.

La suite s’est jouée en quelques minutes. La panique a poussé les enfants à fuir dans toutes les directions, et la bousculade a été d’une brutalité inouïe. Ceux qui tombaient ont été piétinés. Ceux qui se retrouvaient bloqués à l’intérieur sont morts asphyxiés. Le bilan humain, lourd, fait état d’au moins 26 enfants tués et de 25 blessés. Parmi les victimes figurent vingt filles et six garçons.

Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu, est une ville densément peuplée, posée au bord du lac Kivu et connue pour ses maisons de bois entassées à flanc de colline. Elle est tombée en février 2025 aux mains du groupe armé M23, soutenu par Kigali, qui s’est emparé de vastes portions de l’est du pays depuis sa résurgence en 2021 et y a installé une administration parallèle. Les drames s’y succèdent, dans un quotidien où les secours manquent et où les habitants vivent sous une autorité contestée.

Face à ce nouveau drame, Kinshasa et le M23 ont chacun réclamé l’ouverture d’enquêtes pour établir l’origine du sinistre. Le M23 a décrété un deuil national de trois jours et annoncé une cérémonie d’inhumation des victimes samedi à Bukavu, en présence de ses responsables. Le ministère de l’éducation nationale a fait part de sa profonde tristesse, en soulignant que ce drame survient alors que les incendies se multiplient à Bukavu. Le médecin et prix Nobel de la paix Denis Mukwege a appelé à prendre en toute urgence des mesures pour acheminer de l’aide humanitaire à la population. Il a aussi prévenu que les drames survenus dans les localités tenues par le M23 ne devaient pas servir de décor à des messages de compassion officielle sans action concrète.

Les dégâts matériels sont considérables. Le feu a ravagé une large zone densément bâtie à flanc de colline, ne laissant derrière lui que des débris de maisons calcinés et des tôles froissées. Des centaines d’habitations ont été détruites et leurs occupants se retrouvent sans abri.

Ces catastrophes sont récurrentes dans les villes du pays, largement dépourvues de matériel de lutte contre les incendies. Les spécialistes pointent deux causes fréquentes, l’absence de distance entre les bâtiments et les raccordements illégaux au réseau électrique. À Kinshasa, un incendie dans une salle de mariage avait tué 12 personnes dans la nuit du 4 au 5 septembre. En octobre 2025, un autre brasier avait fait 14 morts à Bukavu, dont 12 enfants.

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