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Mezian Mesloub, 16 ans et déjà décisif en Ligue des champions
Entré en jeu à Prague, le fils de Walid Mesloub a renversé une rencontre mal embarquée et offert l’égalisation à Lens. À 16 ans et 306 jours, il devient…


Entré en jeu à Prague, le fils de Walid Mesloub a renversé une rencontre mal embarquée et offert l’égalisation à Lens. À 16 ans et 306 jours, il devient le plus jeune joueur de l’histoire du club à disputer la Ligue des champions.
Le décor n’avait rien d’un cadeau. Sur la pelouse du Slavia Prague, le RC Lens courait après le score malgré sa supériorité numérique. Dino Toppmöller a alors lancé Mezian Mesloub à l’heure de jeu, en remplacement de Franjo Ivanovic. Un choix audacieux pour un garçon qui ne comptait que trois apparitions chez les professionnels.
Le gamin n’a pas tremblé. Installé sur le flanc droit, toujours en mouvement, il a provoqué balle au pied, multiplié les centres et les passements de jambes, et remis son équipe dans le sens de la marche. C’est lui qui lance d’abord Abdallah Sima sur la première égalisation, puis c’est encore lui, au début du temps additionnel, qui délivre la passe décisive à Florian Thauvin sur le but du 2-2. Deux actions décisives à lui seul, dans le match le plus relevé de sa très jeune carrière.
Car le bonhomme collectionne les précocités. Le 8 mai dernier, il avait déjà fait basculer le Stade Bollaert-Delelis en inscrivant son premier but chez les grands sur son tout premier ballon, cinq secondes seulement après son entrée. Ce soir-là, face à Nantes, il avait offert la victoire aux siens (1-0) à 16 ans et 181 jours, lors de la 33e journée de Ligue 1, et validé du même coup la qualification de son club pour la Ligue des champions. Devenu professionnel à l’été, il empile les records sans donner l’impression de forcer son talent.
Son entraîneur, lui, en est resté bouche bée. « C’est incroyable, à 16 ans, de montrer ce caractère, cette responsabilité, de dire qu’on veut tous les ballons », a soufflé Dino Toppmöller, avant d’ajouter qu’il croyait très fort en lui. Il raconte aussi ce détail qui dit tout. À la mi-temps, il a prévenu son jeune joueur que s’il tenait encore dix à quinze minutes comme ça, il entrerait. Et il a salué l’apport de Mesloub et de Ruben Aguilar sur le côté droit, rappelant que le 2-2 était venu d’un centre de qualité. Le technicien n’a pas oublié non plus que son numéro avait déjà réussi une bonne rentrée face à Strasbourg, ni que deux changements sur blessure l’avaient privé de temps de jeu le week-end précédent contre Lorient.
Reste une question qui va vite devenir un dossier. Déjà courtisé ces dernières semaines, Mezian Mesloub devrait attirer bien d’autres convoitises. Il porte actuellement les couleurs du Portugal chez les U17, du côté de sa mère. Mais il est né en France, à Martigues, à l’époque où son père Walid, ancien international algérien passé par Lens, Istres, Le Havre et Lorient, y jouait. Trois maillots pour un seul garçon, et l’embarras du choix qui va avec.
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