Culture
Céline Dion rallume les projecteurs à Paris, six ans après
La chanteuse québécoise retrouve la scène ce samedi devant des milliers de fans venus du monde entier. Un retour qui prend des allures de renaissance…


La chanteuse québécoise retrouve la scène ce samedi devant des milliers de fans venus du monde entier. Un retour qui prend des allures de renaissance, après des années marquées par la maladie et le doute.
Six ans qu’elle en rêvait. Céline Dion remonte enfin sur scène à Paris, et l’attente s’est transformée en un spectacle à elle seule. Depuis son arrivée en France à la fin du mois d’août, la Québécoise enchaîne les apparitions à la sortie du palace où elle séjourne. Elle s’attarde avec ceux qui patientent devant les grilles, parfois jusqu’au milieu de la nuit, signe des autographes, plaisante. Les produits dérivés partent comme des petits pains, des T-shirts aux macarons. Et pendant ce temps, à l’abri des regards, elle répète sans relâche à la Plenitude Arena, dans l’ouest de Paris. Le seul indice qu’elle a lâché devant son hôtel ressemble à une promesse. Mettez-vous de bonnes chaussures.
À 58 ans, la native de Charlemagne s’attaque à un nouveau défi. Son parcours des dernières années n’a rien eu de simple. En 2016, elle perd René Angélil, son impresario et le père de ses trois fils. Sa dernière tournée est annulée à cause de la pandémie, et sa volonté de revenir sur les planches se heurte à un obstacle bien plus intime. Le syndrome de la personne raide, une maladie neurologique incurable qui lui empoisonne l’existence depuis une vingtaine d’années, n’a été diagnostiqué qu’en 2022. Exposée à de violents épisodes de paralysie, elle avait alors donné des nouvelles inquiétantes de sa santé avant de disparaître pour se soigner. Sa réapparition, deux ans plus tard, sur la tour Eiffel, pour la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, a sidéré tout le monde. Son interprétation de L’Hymne à l’amour d’Édith Piaf l’a installée un peu plus dans le statut d’icône.
L’annonce de cette nouvelle résidence, au printemps, a mis ses fans en ébullition. Le géant américain AEG Presents a programmé seize concerts jusqu’à la mi-octobre, puis dix autres en mai. Pour beaucoup, l’événement semblait impossible. « On ne pensait tout simplement pas qu’elle reviendrait un jour », confie une spectatrice londonienne croisée devant la salle, qui sera au rendez-vous avec sa femme. Les deux trentenaires ont cassé leur tirelire, deux places pour environ 1 700 euros, sans compter le trajet ni l’hôtel. Elles ne sont pas les seules à avoir fait ce choix. Les Red Heads, le plus grand fan club de la diva, né en France et reconnaissable à ses casquettes rouges, rassemblent des admirateurs de tous les continents. Mélanie, Vendéenne de 40 ans, en fait partie et assistera à six concerts. Sa passion, dit-elle, ne se rationne pas. Depuis Tahiti, Tamatea a parcouru près de 22 000 kilomètres pour revoir celle qu’elle compare à un phénix.
Le concert de samedi, devant quelque 30 000 personnes, sera observé à la loupe. La scénographie du designer réputé Willo Perron, les tenues, la setlist, tout sera décortiqué. Mais la vraie question porte sur autre chose, la capacité de Céline Dion à tenir ce répertoire, elle qui doit se produire les mercredis, vendredis et samedis. Première artiste féminine à avoir rempli le Stade de France, en 1999, elle connaît les exigences de ses propres chansons. My Heart Will Go On et I’m Alive figurent parmi les tubes anglophones incontournables. Le public francophone, lui, réclame surtout Pour que tu m’aimes encore et J’irai où tu iras, deux classiques de l’album D’eux, sorti en 1995 et écrit avec Jean-Jacques Goldman. Deux inédits sont attendus en 2026, en prélude à un nouvel album.
Tout n’est pourtant pas rose. Décrocher un billet a relevé du parcours du combattant, avec des tarifs grimpant à plusieurs centaines d’euros, jugés prohibitifs par certains. Ceux qui resteront dehors pourront au moins goûter à l’ambiance. Paris a succombé à la Célinemania, les karaokés se multiplient et la vasque olympique s’est élevée vendredi soir, auréolée du prénom de la star, comme un écho à l’été 2024. Sur Instagram, l’artiste a eu une phrase simple pour résumer ce qu’elle ressent. Paris est toujours aussi magique.
À lire aussi





PolitiqueEn Ligne 5 joursQui pour succéder à Emmanuel Macron ? La bataille est déjà lancée



SociétéEn Ligne 7 joursMarionnaud face à la reprise, les salariés baissent le rideau



SociétéEn Ligne 4 joursLa tour Eiffel ferme après l’effacement forcé de ses employées



PolitiqueEn Ligne 6 joursBardella jure une loyauté totale à Marine Le Pen avant la course de 2027



CultureEn Ligne 6 joursLe plus grand temple hindou d’Europe continentale ouvre près de Paris



SociétéEn Ligne 6 joursPisa 2025 le grand test des élèves de 15 ans passe la France au crible



PolitiqueEn Ligne 5 joursLa poussée de l’AfD en Allemagne rebat les cartes françaises



SportsEn Ligne 6 joursDéroute à Bordeaux pour le Racing 92, Collazo veut des actes








