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Tarente mise sur des fours électriques pour sauver son acier

La plus grande aciérie d’Italie, menacée de fermeture pour pollution excessive, pourrait continuer à produire grâce à une nouvelle technologie. Le…

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Tarente mise sur des fours électriques pour sauver son acier

La plus grande aciérie d’Italie, menacée de fermeture pour pollution excessive, pourrait continuer à produire grâce à une nouvelle technologie. Le gouvernement promet aussi d’accompagner les salariés et de relancer tout un territoire.

À Tarente, dans les Pouilles, la plus grande aciérie du pays joue gros. Ses hauts-fourneaux sont condamnés à s’éteindre avant le 28 octobre, une décision motivée par des niveaux de pollution jugés trop élevés. Derrière cette échéance, une inquiétude très concrète plane sur des milliers d’emplois, dans une zone du sud de l’Italie largement dépendante de ce site industriel.

Le gouvernement de Giorgia Meloni avance une porte de sortie. L’idée consiste à faire tourner le complexe autrement, en s’appuyant sur des fours à arc électrique. Son bras droit Alfredo Mantovano a exposé cette position devant la direction de l’aciérie et les syndicats. L’intention affichée reste simple, permettre que la production d’acier se poursuive à Tarente.

Reste à trouver un repreneur. Le site réclame des investissements lourds, et les recherches durent depuis plusieurs mois. Trois pistes sont sur la table, un candidat indien, un investisseur américain, et un groupe d’entrepreneurs italiens qui s’est manifesté récemment. Le processus de vente doit se poursuivre sur la base des offres déjà déposées, et de celles qui viendront ensuite, a précisé Alfredo Mantovano.

Pour l’avenir, l’exécutif assume une orientation verte. L’acier de demain passera par des fours électriques alimentés en DRI, un minerai de fer préréduit. Les ressources nécessaires à ce DRI seraient déjà disponibles, et le gouvernement compte bien les mobiliser, en les complétant si le besoin s’en fait sentir.

Côté salariés, un nouveau modèle de chômage partiel doit être adopté. Il repose sur un dispositif d’amortissement d’urgence, distinct de celui prévu en cas de cessation d’entreprise. Le gouvernement promet également un processus de réindustrialisation pour le territoire de Tarente. Autant de chantiers qui devront avancer vite pour rassurer des milliers de familles accrochées à ce site.

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