Monde
Washington ouvre les portes du G20 à Poutine sans obtenir la moindre accalmie
Le président américain a convié Vladimir Poutine au sommet du G20 de décembre sur le sol américain, une main tendue que Moscou n’a pas encore saisie. À…


Le président américain a convié Vladimir Poutine au sommet du G20 de décembre sur le sol américain, une main tendue que Moscou n’a pas encore saisie. À l’ONU comme sur le front, la Russie garde la même ligne et refuse de mettre sa guerre en pause.
L’annonce a été faite en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a confirmé que le président des États-Unis avait invité son homologue russe Vladimir Poutine au sommet du G20 programmé en décembre sur territoire américain. Le Kremlin n’a toujours pas répondu, ni par un oui ni par un non. Cette invitation tombe au moment où Washington s’échine à rapprocher Russes et Ukrainiens autour d’une même table, sans résultat probant pour l’instant.
Pour Marco Rubio, la démarche obéit à une logique élémentaire. On ne dénoue pas un conflit en fuyant ceux avec qui on est brouillé, ceux avec qui les désaccords persistent. Le chef de la diplomatie américaine l’a expliqué sans détour devant la presse. À ses yeux, ce sommet offrirait à Vladimir Poutine bien davantage qu’un échange avec le seul président américain. Ce serait aussi une occasion de dialoguer avec une foule de dirigeants venus des quatre coins du monde. Il a dit espérer que le dirigeant russe acceptera. Ces propos sont intervenus peu après une rencontre entre Marco Rubio et son homologue russe Sergueï Lavrov, dans un grand hôtel new-yorkais, alors que le président ukrainien Volodymyr Zelensky devait s’exprimer devant l’assemblée.
La réaction de Moscou n’a pas traîné, et elle ne ressemble pas à une ouverture. Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, Sergueï Lavrov a averti que la Russie ne marquerait aucune pause dans sa guerre contre l’Ukraine. Son homologue ukrainien Andriï Sybiga a répliqué que cette phrase résumait tout. Le fossé reste donc entier entre les mots employés à New York et les actes sur le terrain.
Une piste de compromis émerge malgré tout. Marco Rubio a exhorté Moscou et Kyiv à conclure un cessez-le-feu portant sur l’énergie, un chantier sur lequel Washington affirme travailler. Il a reconnu qu’un tel moratoire ne mettrait pas fin à la guerre. Mais il pourrait servir de socle, de tremplin vers un accord plus large. Selon lui, les deux camps ont exprimé leur intérêt pour cette trêve limitée, tout en admettant que l’affaire n’a rien de simple.
La réalité du conflit s’impose régulièrement de façon crue. De nouvelles attaques russes ont touché des infrastructures civiles de transport en Ukraine, visant des stations-service, la navigation maritime et le rail, et faisant plusieurs morts d’après les autorités. Dans une déclaration diffusée en marge de l’assemblée, Volodymyr Zelensky a souhaité que cette guerre absurde s’arrête avant l’hiver, un objectif qu’il partage avec les États-Unis. Il a raconté avoir discuté avec le président Donald Trump de mesures de désescalade capables d’ouvrir la voie à la diplomatie. Le dirigeant ukrainien a aussi affirmé vouloir cesser les frappes sur les sites énergétiques russes, à condition que Moscou fasse de même. Les présidents américain et russe, qui se sont parlé de nombreuses fois au téléphone, ne s’étaient plus vus depuis le sommet en Alaska en 2025.
Autour de l’Ukraine, le soutien reste massif. Cinquante et un pays, dont la France, le Royaume-Uni, le Japon ou le Canada, ont signé une déclaration commune pour réaffirmer leur appui à Kyiv face à Moscou. Leur préoccupation principale concerne la mer Noire. Ils jugent que la Russie tente d’entraver les exportations agricoles ukrainiennes, ce qui menace la sécurité alimentaire de la planète.
À lire aussi





PolitiqueEn Ligne 1 jourMélenchon mène une campagne en retrait, avec des discours écrits au millimètre



ÉconomieEn Ligne 5 joursLidl France change de patron et surprend ses propres équipes



PolitiqueEn Ligne 3 joursSégolène Royal compare Raphaël Glucksmann à un stagiaire à la tête du pays



EuropeEn Ligne 7 joursFace aux attaques hybrides venues de Russie, Macron convoque son état-major et bouscule son agenda



EuropeEn Ligne 5 joursHuit pays des Carpates font bloc autour de l’Ukraine



PolitiqueEn Ligne 7 joursCarburants, l’exécutif prolonge les aides jusqu’à fin décembre pour désamorcer la grogne



CultureEn Ligne 2 joursCatherine Ringer, la voix libre des Rita Mitsouko, s’est tue



ÉconomieEn Ligne 5 joursSécheresse. Les lave-autos à l’arrêt réclament la même clémence que les golfs








