Économie
McDonald’s promet 8,5 milliards de dollars à ses franchisés pour repartir de l’avant
Le géant du fast-food met un gros chèque sur la table pour aider ses restaurants à se relancer. Objectif affiché, reconquérir les clients perdus et…


Le géant du fast-food met un gros chèque sur la table pour aider ses restaurants à se relancer. Objectif affiché, reconquérir les clients perdus et retrouver de la croissance.
Le message est limpide. Pour sortir de plusieurs trimestres compliqués, McDonald’s compte investir massivement aux côtés de ceux qui font tourner ses restaurants au quotidien. L’enseigne a détaillé mercredi un programme de soutien à ses franchisés d’environ 8,5 milliards de dollars, soit 7,45 milliards d’euros, inscrit dans un plan de croissance plus vaste. Baptisée NEXT, cette stratégie a été lancée en juin. Elle mise sur des produits de meilleure qualité, un accueil soigné, un rapport qualité-prix plus convaincant et davantage d’innovation.
La pression, elle, ne faiblit pas. L’inflation s’installe dans la durée et la bataille fait rage sur les offres à petit prix, ce qui pèse sur McDonald’s comme sur les autres chaînes de restauration rapide. Conséquence directe, la croissance des ventes ralentit aux États-Unis et sur les marchés internationaux. Le mois dernier, le groupe a manqué ses prévisions de croissance des ventes américaines pour le deuxième trimestre. En cause, des erreurs de mise en œuvre qui ont freiné ses efforts pour ramener à table les consommateurs aux revenus modestes, lesquels sortent moins qu’avant.
Concrètement, l’argent promis prendra la forme d’allègements de loyer et de soutien financier aux franchisés. McDonald’s prévoit d’y consacrer environ 5 milliards de dollars d’ici 2030, et 8,5 milliards à l’horizon 2036. Le groupe chiffre aussi le gain d’efficacité attendu à 250 points de base, de quoi ajouter environ 100 000 dollars de flux de trésorerie annuel pour un restaurant américain moyen. Les franchisés devraient récupérer leur mise en quatre ans environ.
Côté ambition, l’enseigne vise une expansion de son réseau capable d’alimenter près de 2,5 % de la croissance de son chiffre d’affaires mondial en 2027, puis environ 2 % d’ici 2030. Les marges d’exploitation devraient, elles, se hisser entre 50 % et 55 % d’ici 2030. On est encore loin des 46,9 % de marge d’exploitation ajustée totale enregistrés sur l’exercice 2025.
Pour porter ce redressement, l’entreprise s’appuie aussi sur un visage connu. Skye Anderson, vétéran du secteur et cadre maison, prend la présidence de ses activités américaines. Sa mission tient en quelques mots, faire atterrir la stratégie sur le terrain et transformer les promesses en résultats.
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