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Le privé français dépasse les attentes et retrouve la croissance

En septembre, l’activité du secteur privé français a connu sa plus forte expansion depuis plus de deux ans, déjouant les prévisions des économistes. Les…

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Le privé français dépasse les attentes et retrouve la croissance

En septembre, l’activité du secteur privé français a connu sa plus forte expansion depuis plus de deux ans, déjouant les prévisions des économistes. Les services tirent ce rebond, mais l’horizon reste loin d’être dégagé.

L’activité du secteur privé français a repris des couleurs en septembre. L’indice composite, qui mêle services et industrie manufacturière, est passé de 48,5 en août à 51,2. Les économistes, eux, tablaient sur 48,7. La barre des 50 trace la frontière entre repli et expansion. La franchir, c’est donc basculer de nouveau dans le vert, avec la plus forte croissance enregistrée depuis un peu plus de deux ans.

Ce sursaut, le secteur des services en est le principal moteur. Son indice a bondi à 51,4, contre 48,0 le mois précédent, un sommet inédit depuis dix mois. À l’inverse, la production manufacturière a ralenti. La demande, elle, ne s’est que légèrement redressée. Les nouvelles commandes ont progressé pour la première fois en dix mois, et celles venues de l’étranger ont connu leur plus faible recul depuis le début de l’année. Conséquence, le volume d’affaires en cours a enregistré sa plus forte hausse en près de trois ans et demi.

Cette embellie ne se traduit pas encore par des embauches. Les entreprises ont réduit leurs effectifs pour le cinquième mois d’affilée, évoquant des licenciements, des démissions et la fin de contrats temporaires. Côté coûts, la pression monte. Les prix des intrants comme des extrants ont accéléré à leur rythme le plus soutenu depuis mai, sous l’effet de la flambée du carburant, de l’énergie, des métaux et des composants.

Le moral des patrons, lui, reste en berne. Leurs perspectives se sont de nouveau dégradées, ce qui les place parmi les moins optimistes depuis mai pour les douze mois à venir. La hausse des taux d’intérêt, l’incertitude politique et la concurrence internationale pèsent sur leur confiance. Cette résilience a de quoi surprendre, mais sa solidité interroge. Les nouvelles commandes ont à peine augmenté et les perspectives se sont assombries.

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