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L’Ukraine se dit prête à baisser la pression, à une condition

Volodymyr Zelensky affirme que Kiev prendra des mesures de désescalade si la Russie s’engage vraiment à arrêter la guerre. Il ne confirme pas pour autant…

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L'Ukraine se dit prête à baisser la pression, à une condition

Volodymyr Zelensky affirme que Kiev prendra des mesures de désescalade si la Russie s’engage vraiment à arrêter la guerre. Il ne confirme pas pour autant l’annonce de Donald Trump sur un arrêt mutuel des frappes visant l’énergie.

Volodymyr Zelensky a posé ses conditions. Le président ukrainien assure que son pays est disposé à des mesures de désescalade, mais seulement si la Russie montre la même volonté. Dans son adresse quotidienne diffusée sur les réseaux sociaux, il explique que tout dépend d’un geste réel et durable de Moscou pour mettre fin à un conflit qui détruit des vies. Selon lui, les États-Unis ont avancé une proposition ferme portant sur un arrêt réciproque des frappes contre les infrastructures critiques. Si cette piste ouvre la voie à une première étape vers l’apaisement, l’Ukraine s’y dit prête. Le Kremlin n’a pas réagi dans l’immédiat. Ces déclarations tombent après l’affirmation de Donald Trump selon laquelle Moscou et Kiev auraient accepté de ne plus viser les sites énergétiques, un accord que le président ukrainien n’a donc pas confirmé.

Depuis des mois, la guerre se joue aussi loin du front, dans une escalade des tirs à longue portée. Usines, entrepôts, installations portuaires, navires en mer Noire et sites énergétiques figurent parmi les cibles, avec de nombreux civils tués. Les conséquences se font sentir des deux côtés. En Russie, les attaques ont provoqué une crise du carburant et secoué les géants du commerce en ligne Wildberries et Ozon. En Ukraine, une large part des exportations agricoles s’est arrêtée et les secteurs de la métallurgie comme de la grande distribution ont été durement touchés.

Le rail paie un prix lourd. Le patron de la compagnie ferroviaire ukrainienne, Oleksandre Pertsovsky, décrit une campagne de frappes russes quasi ininterrompue contre le réseau, qui s’intensifie de façon exponentielle. Chaque mois, chaque semaine est généralement pire que la précédente, avertit-il, après qu’une frappe a touché un train près de la frontière polonaise. Le train est devenu vital dans un pays privé de liaisons aériennes depuis le début de la guerre en 2022. Il transporte des voyageurs et des diplomates étrangers, mais aussi du matériel militaire et des marchandises.

À cette pression militaire s’ajoute un bras de fer sur le pétrole. Donald Trump a publiquement demandé à Volodymyr Zelensky d’arrêter les attaques contre les raffineries russes, alors que les prix à la pompe s’envolent. Il attribue la hausse du diesel mondial principalement à la guerre entre la Russie et l’Ukraine, et non à l’Iran. Moscou, de son côté, frappe de nombreuses stations-service ukrainiennes. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, justifie l’intensification des attaques en accusant Kiev d’avoir ouvert la boîte de Pandore.

Sur le terrain diplomatique, les efforts reprennent. Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner se sont rendus à Moscou et à Kiev pour relancer des discussions à l’arrêt depuis le début de l’année. Volodymyr Zelensky, qui compte rencontrer Donald Trump à New York, espère une reprise des pourparlers directs avec la Russie après les législatives russes. Le Kremlin dit ne pas exclure une réunion en octobre.

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