Sports
A Madrid, les pilotes de Formule 1 piquent du nez sur le Madring
Le premier Grand Prix d’Espagne couru à Madrid a accouché d’une course soporifique. En cause, un tracé qui ne laisse presque aucune place aux…


Le premier Grand Prix d’Espagne couru à Madrid a accouché d’une course soporifique. En cause, un tracé qui ne laisse presque aucune place aux dépassements, au grand dam du peloton.
Le tout premier Grand Prix d’Espagne organisé à Madrid a rendu son verdict dimanche, et il porte la signature de Kimi Antonelli. Le pilote Mercedes s’est imposé en profitant d’un fait de course particulièrement favorable, avec l’apparition tardive d’une voiture de sécurité virtuelle. Une décision qui a fait jaser dès l’arrivée. Mais le vrai point de discorde se situe ailleurs. C’est le Madring lui-même, son tracé et sa capacité à transformer une course en long silence, qui concentre les reproches.
Le constat est presque unanime chez les pilotes. Sur ce circuit, doubler relève du parcours du combattant. Gabriel Bortoleto, chez Audi, l’a résumé avec humour en avouant avoir failli s’endormir au volant. Un autre pilote, chez Haas, partage le sentiment. Le circuit est agréable à piloter sur un tour lancé, mais il ne se prête pas aux bagarres en course.
Kimi Antonelli, leader du championnat du monde, va dans le même sens que ses collègues. Il estime qu’une tentative de dépassement se termine dans 80 % des cas par un contact avec l’adversaire, de quoi décourager toute initiative. Le vainqueur du jour plaide donc pour une refonte de certains virages afin d’ouvrir davantage de possibilités. Pierre Gasly, chez Alpine, se montre moins sévère. Pour lui, deux ou trois changements suffiraient. Le circuit n’est pas mauvais et reste plaisant à piloter, mais la course, elle, s’avère plutôt ennuyeuse. Le Français débarquait à Madrid après une pole position à Monza, saluée par un message de Zinedine Zidane en personne.
Lando Norris, lui, ne prend pas de gants. Le champion du monde juge le tracé médiocre et réclame la suppression des virages 18 et 19, qu’il considère inutiles. Une ligne droite plus longue offrirait selon lui de vraies occasions de dépassement et redonnerait du plaisir aux pilotes en course. Il faut dire que le Britannique a été le premier à pâtir de la lenteur de la voiture de sécurité virtuelle. Il a terminé troisième.
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