Europe
Ceuta, Sanchez répond aux rumeurs de chantage avec une pique Netflix
Pedro Sanchez rejette en bloc les allégations de chantage marocain dans la crise migratoire de Ceuta. Le Premier ministre espagnol réclame des faits…


Pedro Sanchez rejette en bloc les allégations de chantage marocain dans la crise migratoire de Ceuta. Le Premier ministre espagnol réclame des faits solides avant d’incriminer Rabat, et renvoie les rumeurs à de la pure fiction.
Pedro Sanchez ne mâche pas ses mots. Face aux rumeurs qui le décrivent comme la cible d’un chantage marocain, le chef du gouvernement espagnol a choisi de répondre frontalement, balayant ces allégations d’un revers de main. Les fausses informations qui circulent au sujet de son téléphone portable ou sur d’autres questions feraient, selon lui, une excellente intrigue de série Netflix. Sauf que la réalité, martèle-t-il, se construit sur des faits, pas sur des inventions.
Depuis l’arrivée massive de dizaines de milliers de migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta, en provenance du Maroc, Pedro Sanchez répète la même position. Aucune preuve tangible, dit-il, ne vient établir l’implication de Rabat dans cette crise. Une ligne qui ne convainc ni l’opposition ni une partie de l’opinion publique. Le Parti populaire, formation de droite, et son dirigeant Alberto Nuñez Feijoo alimentent une tout autre version. Ils laissent entendre que le Maroc ferait chanter le Premier ministre, après avoir piraté l’un de ses téléphones. C’est selon eux ce qui expliquerait sa prudence à l’égard du royaume.
Le dirigeant socialiste pose une condition claire. Si la responsabilité du régime marocain dans les événements des 30 et 31 juillet venait à être prouvée, la réponse espagnole serait ferme. Il l’a assuré sans détour. Mais à ce jour, rien ne permet d’établir de manière solide un tel lien. Pour lui, les relations entre pays, surtout entre voisins, doivent reposer sur le respect et sur les faits, jamais sur les élucubrations ni sur le mépris.
Sur le terrain, la situation reste tendue. La grande majorité des plus de 70.000 migrants entrés à Ceuta les 30 et 31 juillet ont regagné le Maroc dans les heures suivant leur arrivée. Plusieurs milliers, eux, sont restés. Depuis, le quotidien s’est dégradé, entre épisodes de violence et manifestations quasi quotidiennes d’habitants qui réclament un retour à la normale. Le gouvernement doit désormais identifier ces personnes pour vérifier si elles peuvent demander l’asile, avant un éventuel renvoi vers le Maroc.
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