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À 256 km/h sans voir la route, il décroche un record du monde

Malvoyant de naissance, Christopher Maublant a poussé une Lamborghini Urus à 256 km/h sur une piste aveyronnaise. Derrière le chrono, un message qu’il…

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À 256 km/h sans voir la route, il décroche un record du monde

Malvoyant de naissance, Christopher Maublant a poussé une Lamborghini Urus à 256 km/h sur une piste aveyronnaise. Derrière le chrono, un message qu’il veut faire passer bien plus loin que le tarmac.

Christopher Maublant ne voit pas la piste qui défile sous ses roues. Ça ne l’a pas empêché de grimper à 256 km/h au volant d’une Lamborghini Urus de 650 chevaux, sur la plateforme de l’aéroport de Rodez, à Salles-la-Source dans l’Aveyron. Une vitesse comparable à celle d’un avion au moment où il quitte le sol. Et un nouveau record du monde dans sa catégorie.

Sa recette tient à quelques repères simples, qu’il détaille sans détour. Le volant, le siège, le plancher. Voilà ce qui lui permet de se situer quand tout devient flou autour de lui. « J’ai un pied collé au plancher pour l’accélérateur, et l’autre pied collé au plancher à côté de la pédale de frein, à gauche. Je suis focus sur tous ces points d’ancrage », raconte-t-il. À ses côtés, un copilote, Mickaël Bouquin, lui souffle les consignes pour ne pas perdre la bonne trajectoire.

Le défi se jouait sur 1200 mètres. L’objectif était déjà ambitieux, franchir la barre des 250 km/h. Il l’a dépassé dès le second essai, poussant le compteur jusqu’à 256 km/h. À la descente de la voiture, l’émotion a pris le dessus. « Truc de fou ! J’en ai des frissons, c’est sensationnel », lâche-t-il, encore secoué par ce qu’il vient de vivre.

Ce record, il ne le garde pas pour lui. Christopher Maublant veut surtout qu’il serve d’exemple. « Ce que je veux avant tout, c’est donner de l’espoir. Si moi j’arrive à réaliser mes rêves et mes objectifs, beaucoup de personnes pourront le faire aussi. Beaucoup de choses sont possibles si on est bien entouré », insiste-t-il, entouré justement de plusieurs membres de son association DV’SportAuto.

Cette structure a un but clair, faire découvrir le sport automobile aux déficients visuels, un univers qu’on imagine volontiers fermé pour eux. Et le message porté par l’association se résume en une phrase. « Tout est possible, à partir du moment où on a la volonté et où on n’a pas de préjugés sur soi-même. » Une leçon qui vaut bien au-delà d’une piste d’aéroport.

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