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Airbus garde le cap sur une Asie-Pacifique affamée d’avions

Airbus ne constate ni coup de froid sur la demande ni retard dans les livraisons, malgré les tensions géopolitiques et les difficultés…

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Airbus garde le cap sur une Asie-Pacifique affamée d’avions

Airbus ne constate ni coup de froid sur la demande ni retard dans les livraisons, malgré les tensions géopolitiques et les difficultés d’approvisionnement. La région Asie-Pacifique devrait absorber près de la moitié des quelque 42 000 avions nécessaires dans le monde d’ici vingt ans.

Airbus ne voit aucun signe de ralentissement. Ni les tensions géopolitiques ni les soucis d’approvisionnement ne pèsent, selon Anand Stanley, président du constructeur pour la région Asie-Pacifique, sur la demande d’avions ou sur les livraisons. Il décrit une dynamique toujours solide, avec des compagnies prêtes à réceptionner leurs appareils et une hausse des livraisons dans toutes les zones. Pas seulement en Asie-Pacifique. Le Moyen-Orient reste aussi servi au même rythme. Preuve de cette vigueur, les livraisons d’Airbus ont augmenté de 9 % depuis le début de l’année par rapport à la même période de 2025.

Les prévisions présentées pour la période 2026-2045 dessinent une planète qui aura besoin d’environ 42 000 nouveaux avions en vingt ans. Près de 45 % de ces appareils devraient rejoindre l’Asie-Pacifique, région en pleine croissance. La Chine reste le premier marché d’Airbus pour les avions commerciaux, avec 8 830 nouveaux avions de ligne attendus sur deux décennies. L’Inde en réclame 3 480 et le reste de la zone 6 880. Le trafic mondial devrait progresser de 5,1 % sur la période. L’Inde affiche la croissance la plus rapide du monde. Airbus a d’ailleurs relevé sa prévision de croissance du trafic intérieur indien de 8,9 % à 9,3 %, tout en abaissant celle de la Chine de 5,4 % à 4,7 %. Pour François Cabaret, responsable des prévisions de marché mondiales chez Airbus, cet ajustement chinois tient à des facteurs macroéconomiques, pas à une surcapacité structurelle.

Les compagnies aériennes chinoises ont un retard important à combler dans le renouvellement de leurs flottes. Avant la pandémie de COVID-19, elles recevaient environ 400 livraisons par an. Le total des livraisons d’Airbus, de Boeing et du constructeur chinois COMAC est depuis tombé à moins de la moitié de ce niveau, selon Anand Stanley. L’urbanisation mondiale se tourne de plus en plus vers des villes plus petites et secondaires. Environ 600 nouvelles villes petites et moyennes devraient apparaître au cours des vingt prochaines années, chacune créant des besoins en infrastructures aéroportuaires et en nouvelles liaisons.

Deux appareils d’Airbus pourraient répondre à cette demande. L’A220, un avion à fuselage étroit de plus petite taille, a déjà permis l’ouverture de plus de 400 nouvelles liaisons dans le monde. En Asie-Pacifique, il pourrait débloquer 800 paires de villes supplémentaires. L’A321XLR, capable d’offrir l’autonomie d’un gros-porteur dans un avion à couloir unique, pourrait ouvrir plus de 2 200 nouvelles liaisons potentielles dans la région. Autant de perspectives qui expliquent pourquoi Airbus ne prévoit pas de coup d’arrêt, même dans un environnement mondial compliqué.

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