Nous rejoindre sur les réseaux

Europe

Travailler dans un autre pays d’Europe va devenir beaucoup plus simple

Diplômes, protection sociale, recrutements hors UE. La Commission européenne a présenté mardi une série de propositions pour faire tomber les obstacles…

Article

le

Travailler dans un autre pays d'Europe va devenir beaucoup plus simple

Diplômes, protection sociale, recrutements hors UE. La Commission européenne a présenté mardi une série de propositions pour faire tomber les obstacles qui freinent encore ceux qui veulent travailler ailleurs dans l’Union.

Le principe de libre circulation existe depuis longtemps sur le papier. Dans les faits, changer de pays pour un emploi reste un parcours semé d’embûches, entre papiers à faire reconnaître et droits sociaux à récupérer. C’est ce constat que Bruxelles veut corriger, avec plusieurs projets de texte adoptés mardi et présentés lors d’une conférence de presse au Parlement européen, à Strasbourg. La commissaire aux Affaires sociales Roxana Minzatu a résumé l’ambition en une idée simple. Que vos compétences soient reconnues où que vous travailliez dans l’UE, et que votre protection sociale vous suive et soit respectée.

Premier chantier, les documents de Sécurité sociale. La Commission propose de les enregistrer directement dans les portefeuilles d’identité numérique nationaux, à l’image de l’application française France Identité. Le format serait harmonisé et facile à authentifier. Concrètement, une entreprise pourrait vérifier en un instant le statut de protection sociale d’un salarié arrivé d’un autre pays membre. Et ce salarié pourrait faire valoir ses droits sans se perdre dans la paperasse.

Même logique du côté des diplômes et des qualifications professionnelles, dont la reconnaissance laborieuse décourage plus d’un candidat à l’expatriation. Les nouveaux titres et certificats de formation seraient eux aussi versés dans les portefeuilles numériques, dans un format commun. Croisés avec une base de données européenne dédiée, ils permettraient de vérifier plus vite leur équivalence avec les titres en vigueur dans les 27 pays. Une procédure unifiée est également à l’étude pour les travailleurs venus de l’extérieur de l’UE, afin de faciliter les recrutements dans les secteurs sous tension.

Autre volet, le contrôle. Bruxelles veut donner plus de pouvoirs et de moyens d’inspection à l’Autorité européenne du travail, installée à Bratislava, pour mieux traquer le travail non déclaré.

Rien n’est encore acquis. Ces propositions devront être approuvées par le Parlement européen et les États membres avant d’entrer en application. Elles s’inscrivent dans une stratégie plus large, celle d’un marché unique achevé. Un espace de 450 millions d’habitants qui reste encore découpé par de nombreuses barrières internes, alors que l’enjeu affiché est bien de soutenir la croissance et l’emploi.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus