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Un député insoumis publie chez Bolloré et ça ne passe pas

Aurélien Taché s’apprête à sortir un livre chez Fayard, une maison rattachée à l’empire de Vincent Bolloré. Son propre camp prévient que ce type de choix…

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Un député insoumis publie chez Bolloré et ça ne passe pas

Aurélien Taché s’apprête à sortir un livre chez Fayard, une maison rattachée à l’empire de Vincent Bolloré. Son propre camp prévient que ce type de choix ne devrait plus se reproduire à l’avenir.

Le député du Val d’Oise signe un ouvrage intitulé « Le Français, une langue africaine », attendu le 14 octobre chez Fayard dans la collection Pensée Libre. Une collection qui accueille par ailleurs des plumes comme le souverainiste Philippe de Villiers ou Eric Zemmour, probable candidat de Reconquête à la présidentielle. Le projet était dans les tuyaux depuis longtemps, mais il a refait surface ces dernières semaines et provoqué un vrai malaise au sein de La France insoumise.

La cheffe des députés insoumis, Mathilde Panot, n’a pas mâché ses mots. « C’est son choix, ce n’est pas le nôtre », a-t-elle lancé, avant de réaffirmer le soutien de son groupe aux maisons d’édition indépendantes ainsi qu’aux écrivains et artistes qui résistent à l’emprise du milliardaire sur la création. Et elle a fixé une règle pour la suite. Plus aucun député insoumis ne devrait publier dans une maison contrôlée par Vincent Bolloré.

Cette prise de position s’inscrit dans un bras de fer bien plus large. Le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon dénonce depuis des mois la mainmise de l’homme d’affaires sur la presse, la culture et l’éducation, qu’il décrit comme un monopole idéologique. Lors d’un rassemblement près de l’Olympia, il avait promis qu’en cas de victoire à la présidentielle de 2027, « le trust Bolloré en entier sera démantelé ».

De son côté, Aurélien Taché assume son choix. Il dit comprendre les questions que soulève cette publication et revendique vouloir y mener la bataille culturelle. Dans son livre, il défend une francophonie décoloniale et une France désoccidentalisée, des positions qu’il juge très éloignées de l’univers idéologique de Vincent Bolloré. Sollicité pour réagir aux propos de sa cheffe de groupe, il n’était pas disponible dans l’immédiat.

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