Nous rejoindre sur les réseaux

Société

Sous 50°C, les Koweïtiens apprennent à vivre sans climatisation

Entre les frappes iraniennes sur les centrales électriques et la chaleur extrême, le Koweït doit repenser sa consommation d’énergie. Les habitants…

Article

le

Sous 50°C, les Koweïtiens apprennent à vivre sans climatisation

Entre les frappes iraniennes sur les centrales électriques et la chaleur extrême, le Koweït doit repenser sa consommation d’énergie. Les habitants réduisent la climatisation pour éviter une panne d’eau potable.

Nasser al-Dhafiri n’a jamais ressenti une telle pression. Pas même lors de l’invasion irakienne en 1990. Pourtant, aujourd’hui, ce fonctionnaire d’une quarantaine d’années confie que son pays traverse une épreuve psychologique inédite. La cause immédiate est une série de frappes iraniennes qui visent des infrastructures clés, notamment les centrales électriques et les usines de dessalement d’eau de mer. Résultat les sirènes retentissent, les explosions se font entendre et l’incertitude s’installe. Les autorités koweïtiennes ont accusé Téhéran de bombarder ces installations vitales, et elles ont demandé à la population de réduire sa consommation électrique, surtout celle liée à la climatisation, pour garantir un approvisionnement continu en électricité. Dans un pays où le thermomètre frôle les 50°C en été, couper l’air conditionné est un sacrifice quotidien.

L’enjeu dépasse le simple confort. L’électricité alimente aussi les usines de dessalement, essentielles dans une région parmi les plus arides du monde. Sans eau potable, la vie devient impossible. Comme l’explique un expert en sécurité alimentaire, frapper les centrales électriques revient à couper l’eau en coupant l’électricité. Le Koweït, pourtant membre de l’OPEP, a déjà du mal à répondre à la demande électrique de ses habitants, surtout en été. Les attaques iraniennes mettent donc le système à rude épreuve, et chaque geste d’économie devient crucial. Abdulrahman al-Azmi, un sexagénaire, insiste sur le fait que préserver l’électricité, c’est préserver les ressources de la nation. Il ne s’agit pas seulement d’un appel individuel, mais d’une responsabilité collective face à une menace directe sur les services de base.

Ce sont pourtant les citoyens qui montrent la voie. Un habitant explique qu’il éteint désormais la climatisation en quittant son domicile et supprime l’éclairage extérieur. Un autre affirme que chacun peut contribuer à traverser cette période. Et les chiffres leur donnent raison. Samedi, le ministère de l’Électricité a salué une « forte mobilisation » du public, qui a réduit sa consommation bien au-delà des attentes. La porte-parole du ministère a même félicité ces efforts, affirmant qu’ils ont permis de surmonter une période difficile et de maintenir la stabilité des services. Dans ce pays frappé par la chaleur et les explosions, la solidarité devient une arme aussi puissante que la clim.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus