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Un palais perché dans l’histoire tourmentée de l’Afghanistan

Sur les hauteurs de Paghman, à une trentaine de kilomètres de Kaboul, se dresse un château au destin aussi vertigineux que celui du pays. Construit pour…

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Un palais perché dans l'histoire tourmentée de l'Afghanistan

Sur les hauteurs de Paghman, à une trentaine de kilomètres de Kaboul, se dresse un château au destin aussi vertigineux que celui du pays. Construit pour incarner un rêve de modernité, il est aujourd’hui un symbole des espoirs brisés et de la résilience afghane.

Ce n’est pas un simple monument. C’est une cicatrice de marbre et de pierre plantée au flanc de la montagne. Le Paghman Hill Castle, avec ses allures de palais européen perché sur une colline, raconte une histoire que beaucoup d’Afghans connaissent par cœur. Celle d’une époque où leur pays voulait tourner le dos à un passé féodal pour embrasser l’avenir.

Au début du XXe siècle, le roi Amanullah Khan a fait construire ce château. Il voulait offrir à son peuple un lieu de villégiature, un symbole de l’ouverture sur le monde. Les architectes ont mélangé des styles, entre classicisme européen et influences locales. L’endroit devait être un jardin de délices, avec ses terrasses, ses escaliers monumentaux et une vue qui embrasse toute la vallée. C’était un manifeste. Un palais pour montrer que l’Afghanistan pouvait être moderne, prospère et pacifique.

Mais l’histoire en a décidé autrement. Les conflits n’ont pas épargné ce belvédère de pierre. Les guerres, les factions, les talibans tout a laissé des marques. Le château a été bombardé, pillé, abandonné. Ses murs se sont effondrés, ses jardins ont été envahis par les ronces. Pourtant, il tient toujours debout, comme un vieux soldat fatigué. Aujourd’hui, certains y voient une attraction touristique, d’autres un lieu de mémoire. Mais pour beaucoup, il reste simplement un endroit où l’on peut regarder l’horizon et respirer un air différent, loin du tumulte de la capitale. Le Paghman Hill Castle, c’est un peu le miroir de l’Afghanistan un rêve magnifique, abîmé, mais toujours là.

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