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Faute d’eau dans le Danube, la Hongrie se prépare à mettre à l’arrêt sa centrale nucléaire

La sécheresse et la canicule font tomber le Danube à des niveaux jamais vus, et la centrale de Paks tourne au ralenti. L’arrêt complet pourrait survenir…

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Faute d'eau dans le Danube, la Hongrie se prépare à mettre à l'arrêt sa centrale nucléaire

La sécheresse et la canicule font tomber le Danube à des niveaux jamais vus, et la centrale de Paks tourne au ralenti. L’arrêt complet pourrait survenir dès ce week-end, un scénario inédit pour le pays.

Le Danube poursuit sa décrue et la Hongrie s’attend au pire. Samedi, le chef du gouvernement a annoncé que la centrale nucléaire de Paks, l’unique du pays, pourrait cesser complètement de fonctionner dès ce week-end. Les ingénieurs tablaient jusqu’ici sur un arrêt vers le milieu de la semaine prochaine, mais le niveau du fleuve a encore baissé pendant la nuit. Un nouvel arrêt partiel a déjà été nécessaire, et l’installation ne fournit plus qu’un quart de sa puissance normale.

Paks se trouve à une centaine de kilomètres au sud de Budapest. Ses quatre réacteurs, construits selon une technologie soviétique, utilisent l’eau du Danube pour se refroidir. C’est cette dépendance qui rend le site vulnérable. Avec des précipitations durablement insuffisantes et une chaleur exceptionnelle depuis le printemps, le fleuve est tombé à des niveaux jamais enregistrés. Or, cette centrale fournit environ 40% de la production électrique annuelle du pays. Un arrêt complet serait une première dans son histoire.

Les prochains jours s’annoncent encore plus difficiles. Le service météorologique hongrois prévoit entre 40 et 42 degrés pendant six jours, avec un maximum attendu jeudi. Ce pic pourrait s’approcher du record national établi fin juin dans le nord du pays. La demande en électricité va probablement exploser tandis que l’offre se réduit.

Pour éviter que le réseau ne s’effondre, le gouvernement dégaine plusieurs outils. Les industriels qui se sont engagés à réduire leur consommation entre 17 et 22 heures devront tenir parole, sous peine de sanctions. Si la situation l’exige, des réductions forcées pourront être imposées et certains très gros consommateurs pourront être temporairement débranchés. Toutes les centrales de secours disponibles ont été activées, y compris celles qui étaient à l’arrêt depuis longtemps. Enfin, à partir de lundi, le fret ferroviaire sera suspendu aux heures de pointe pour libérer de la capacité.

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