Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

Budget 2027, Sébastien Lecornu vise un tour de vis d’environ 54 milliards d’euros

Le Premier ministre veut freiner la machine des dépenses publiques avec un effort d’environ 54 milliards d’euros en 2027, sans toucher aux impôts. Un…

Article

le

Budget 2027, Sébastien Lecornu vise un tour de vis d'environ 54 milliards d'euros

Le Premier ministre veut freiner la machine des dépenses publiques avec un effort d’environ 54 milliards d’euros en 2027, sans toucher aux impôts. Un chiffre nettement plus élevé que les 30 milliards évoqués jusqu’ici.

Sébastien Lecornu a présenté jeudi les grandes lignes de son budget 2027 lors d’un séminaire gouvernemental. Le Premier ministre veut un effort budgétaire d’environ 54 milliards d’euros, assorti d’une fiscalité stable, selon un entretien publié dans la foulée. Un chiffre bien plus élevé que les 30 milliards d’économies évoqués jusque-là. Son objectif affiché est clair. Refroidir le moteur d’une dépense publique qui grimpe chaque année sans relâche.

Pourquoi une telle ampleur ? Le vieillissement de la population pèse directement sur les comptes sociaux. Sans correction, les dépenses de la Sécurité sociale augmenteraient de 22 milliards d’euros à elles seules. À cela s’ajoute le poids de la dette, de plus en plus lourd dans l’équation. Le contexte géopolitique pousse les taux d’intérêt vers le haut, et le pays devra trouver 10 milliards d’euros de plus l’an prochain pour la financer.

Les collectivités locales ne sont pas épargnées. Leurs dépenses de fonctionnement grimpent spontanément de 7 milliards d’euros, une dérive que le gouvernement veut freiner. Sans la moindre mesure d’économie, le déficit 2027 frôlerait les 6,5% du PIB. En s’attaquant dès cet été aux dépenses de l’Assurance maladie, l’exécutif assure avoir commencé à atténuer ce choc. Il reconnaît toutefois qu’il faut poursuivre l’effort.

Cette contrainte du réel s’impose à tous, du gouvernement au Parlement jusqu’aux candidats à la présidentielle de 2027, insiste Sébastien Lecornu. Le débat budgétaire s’annonce une nouvelle fois périlleux, sous la menace d’une motion de censure faute de majorité. Le climat social complique encore l’équation, entre les revendications sur le prix des carburants liées à la guerre au Moyen-Orient et les négociations salariales.

Le cadre économique, lui, se resserre de semaine en semaine. Le gouvernement a abaissé vendredi sa prévision de croissance pour 2026 à 0,5%, contre 0,7% en juillet et 1,0% au départ. C’est la troisième révision de l’année. La Banque de France a emboîté le pas mardi, tablant désormais sur une hausse de 0,4% du PIB en 2026. En cause, une consommation des ménages atone et des investissements d’entreprises limités.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus