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La colère des pêcheurs ne retombe pas en Méditerranée

Les blocages se poursuivent dans plusieurs ports et devant un dépôt pétrolier, tandis que la hausse du gazole cristallise la grogne. Les professionnels…

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La colère des pêcheurs ne retombe pas en Méditerranée

Les blocages se poursuivent dans plusieurs ports et devant un dépôt pétrolier, tandis que la hausse du gazole cristallise la grogne. Les professionnels jugent trop faible le coup de pouce annoncé et attendent des réponses de fond.

Depuis lundi, la mobilisation des pêcheurs s’étend le long des côtes françaises, de Dunkerque à Fos-sur-Mer. Ce jeudi, les marins ont maintenu leurs opérations dans les ports de Nice et du Grau-du-Roi, ainsi que devant le dépôt pétrolier de Frontignan. Dans le Sud, tout a commencé mardi matin par le blocage du terminal pétrolier de Fos-sur-Mer, levé après une intervention policière.

Le gouvernement a tenté de calmer le jeu mercredi en annonçant le relèvement de l’aide carburant destinée aux pêcheurs, qui passe de 25 à 35 centimes par litre. Une mesure inscrite dans la préparation de la loi de finances pour 2027, encore en cours. Sur le terrain, l’annonce n’a pas suffi. Les professionnels estiment que le compte n’y est pas et réclament des mesures structurelles. Ils attendaient, ce jeudi, les résultats de leur rencontre avec la ministre de la Mer et de la Pêche Catherine Chabaud.

Si la flambée du gazole a mis le feu aux poudres, d’autres dossiers nourrissent la colère. Un pêcheur artisanal de La Seyne-sur-Mer cite les quotas de thon et les lourdeurs administratives qui pèsent sur les petits métiers. Il prévient que le port de Toulon pourrait être bloqué vendredi si la discussion avec la ministre ne débouche sur rien.

À La Ciotat, le premier prud’homme pêcheur décrit une profession à bout de souffle. « Les pêcheurs sont étranglés, étouffés », lâche-t-il. Selon lui, ils forment l’espèce la plus menacée en Méditerranée. Ils étaient 70 dans les années 1950, contre huit aujourd’hui. L’issue du mouvement reste incertaine, reconnaît-il.

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